Coronavirus - Bruxelles veut qu’AstraZeneca livre d’ici juin des doses non fournies au premier trimestre
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CoronavirusBruxelles veut qu’AstraZeneca livre d’ici juin des doses non fournies au premier trimestre

L’UE traîne AstraZeneca en justice pour que le fabricant de vaccin anti-Covid livre les 120 millions de doses promises au premier trimestre. Bruxelles n’en a reçu que le quart…

Au premier trimestre, AstraZeneca n’a livré que 30 millions de doses sur 120 millions. Pour le deuxième trimestre, il ne prévoit de livrer que 70 millions sur les 180 millions qu’il avait initialement promis.

Au premier trimestre, AstraZeneca n’a livré que 30 millions de doses sur 120 millions. Pour le deuxième trimestre, il ne prévoit de livrer que 70 millions sur les 180 millions qu’il avait initialement promis.

AFP

L’Union européenne réclame devant la justice belge qu’AstraZeneca lui livre, d’ici fin juin, les 90 millions de doses de son vaccin anti-Covid qui n’ont pas été livrées au premier trimestre, sous peine d’astreintes financières, a annoncé, mardi, la Commission européenne.

C’est la première fois que la commission précise ses exigences dans la procédure qu’elle a engagée contre le laboratoire suédo-britannique, qu’elle accuse d’avoir manqué à ses obligations. Le contrat conclu étant de droit belge, une audience en urgence aura lieu le 26 mai, devant un tribunal bruxellois.

Retard pour le deuxième trimestre aussi

Au premier trimestre, AstraZeneca n’a livré que 30 millions de doses sur les 120 millions qu’il était tenu, contractuellement, de fournir. Pour le deuxième trimestre, il ne prévoit de livrer que 70 millions sur les 180 millions qu’il avait initialement promis.

Un responsable de la Commission proche du dossier a indiqué qu’AstraZeneca ne livrait pour l’heure ses doses qu’au rythme de dix millions par mois, soit très en deçà du calendrier prévu.

Violation de contrat?

«Nous demandons que le tribunal demande à la société d’effectuer les livraisons, et que dans le cas où elle ne respectera pas cette obligation, on puisse demander le paiement de pénalités financières», a indiqué un porte-parole de l’exécutif européen. Une deuxième procédure, plus longue, a été engagée sur le fond, afin que la justice détermine «s’il y a eu ou non violation du contrat de préachat des vaccins», a-t-il ajouté.

Selon ce porte-parole, l’UE dispose d’«arguments solides»: AstraZeneca possède des «capacités industrielles dans lesquelles nous avons investi de manière assez substantielle, et il y a plusieurs usines, dans lUE et au Royaume-Uni, qui permettent à la société de produire les doses nécessaires».

«Sans fondement»

AstraZeneca a estimé que les poursuites en justice de Bruxelles étaient «sans fondement», affichant sa volonté de «se défendre fermement».

Cette procédure judiciaire et ces retards de livraison persistants interviennent alors que l’utilisation du vaccin AstraZeneca a été restreinte dans la plupart des pays de l’Union européenne, à cause de très rares cas de thromboses qu’il peut provoquer, entretenant une défiance tenace dans le grand public.

(AFP)

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