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FootballBryan Ruiz, l'espoir d'un Costa Rica perdu dans le "groupe de la mort" (ENCADRE-DOSSIER)

San José, 22 mai 2014 (AFP) - Pied gauche de rêve, physique de play-boy: Bryan Ruiz, attaquant du PSV Eindhoven, porte tous les espoirs des supporters d'un Costa Rica présenté comme la victime expiatoire de l'Italie, de l'Uruguay et de l'Angleterre dans le "groupe de la mort" du Mondial.

"Nous n'avons rien à perdre et beaucoup à gagner, déclarait récemment la star des "Ticos" à la chaîne de TV Fox Sports. Nous ne voulons pas juste aller jouer trois matches. Nous devons nous transcender et nous qualifier". Bon manieur de ballon, adroit de la tête, le joueur de 28 ans s'est imposé aux côtés du jeune Joel Campbell (Olympiakos/GRE) comme l'atout maître de l'attaque de la sélection dirigée par le Colombien Jorge Luis Pinto lors d'une brillante campagne de qualification marquée par des victoires prestigieuses contre le Mexique et les Etats-Unis. Réputé affable et humble malgré son statut d'icône nationale, Ruiz était cette saison titulaire incontestable au PSV Eindhoven, où il a été prêté lors du dernier mercato hivernal alors qu'il était en quête de temps de jeu à Fulham (Angleterre). C'est son deuxième passage au Pays-Bas, après avoir connu le succès à Twente en 2009-2011 (titre national, meilleur buteur du club avec 24 buts en 2009-2010). Auparavant, il s'était distingué pendant trois ans en Belgique, à La Gantoise. Né dans la ville populaire de San Felipe de Alajuelita, au sud de San José, la capitale, Bryan Ruiz a shooté dans ses premiers ballons avec son grand-père Ruben Gonzalez, avant d'être rapidement repéré par le Liga Deportiva Alajuelense, un des clubs les plus populaires du pays. Débutant en première division en 2003, il est devenu rapidement titulaire et a conquis avec son équipe un championnat national (2004-2005) et un titre de champion de la Concacaf (2004). Pour sa quatrième participation au Mondial, le Costa Rica de Ruiz (62 sélections, 12 buts) s'est fixé pour objectif de rééditer l'exploit de 1990, quand il s'était qualifié pour les huitièmes de finale. Mais la tâche se présente cette fois plus ardue car Suarez, Rooney, Balotelli et consorts auront en tête de faire le plein de points face au Petit Poucet du groupe. mas/ol/ag/gv

(AFP)

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