Hongrie: Budapest facture sa clôture antimigrants
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HongrieBudapest facture sa clôture antimigrants

Ces clôtures sont une des mesures de l'arsenal sécuritaire déployé par la Hongrie contre l'immigration illégale.

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En Grèce, des habitants des îles égéennes ont manifesté contre des camps de migrants. (Mercredi 22 janvier 2020)

En Grèce, des habitants des îles égéennes ont manifesté contre des camps de migrants. (Mercredi 22 janvier 2020)

Keystone
Les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation de campements installés dans la zone industrielle des dunes, à Calais, en France. Plusieurs centaines de migrants s'y trouvaient. (Mardi 3 décembre 2019)

Les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation de campements installés dans la zone industrielle des dunes, à Calais, en France. Plusieurs centaines de migrants s'y trouvaient. (Mardi 3 décembre 2019)

AFP
L'équipage de l'Ocean Viking, le navire de secours en mer de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, a recueilli 176 migrants naufragés au cours du week-end. (Lundi 14 octobre 2019)

L'équipage de l'Ocean Viking, le navire de secours en mer de SOS Méditerranée et Médecins sans frontières, a recueilli 176 migrants naufragés au cours du week-end. (Lundi 14 octobre 2019)

AFP

La Hongrie a annoncé jeudi avoir demandé à Bruxelles de lui rembourser la moitié des 800 millions d'euros que Budapest dit avoir dépensé pour ériger à ses frontières une clôture sécurisée. Cette mesure contre l'immigration illégale avait été contestée.

Selon le directeur de cabinet du Premier ministre hongrois, Janos Lazar, la protection des frontières est une question de «solidarité européenne» dont l'UE doit faire «la démonstration concrète». «Bruxelles devrait payer sa part», comme l'UE l'a fait avec l'Italie, la Grèce et la Bulgarie.

Ces pays d'entrée des migrants en Europe ont reçu un soutien financier spécifique de la Commission européenne, a-t-il souligné. Viktor Orban a fait part de sa demande de remboursement s'agissant de ces «coûts exceptionnels» dans une lettre au président de la Commission Jean-Claude Juncker, a dit Janos Lazar.

175 kilomètres de barbelés

Ouvertement hostile à l'accueil de réfugiés, Viktor Orban avait fait ériger une clôture de barbelés sur les 175 km de la frontière hungaro-serbe (sud) à l'été 2015, puis sur la majeure partie de la frontière hungaro-croate (sud).

Pendant la grande vague de 2015, quelque 400'000 migrants en provenance du Proche et du Moyen-Orient avaient transité par la Hongrie, avant de continuer leur route vers l'ouest de l'Europe. Avec l'installation des clôtures, le flux des passages s'est tari.

Au printemps, Budapest avait annoncé avoir achevé la construction d'une deuxième clôture sécurisée sur le tracé de sa frontière serbe, parallèlement aux barbelés, équipée de caméras thermiques et de systèmes d'alarme.

Dispositions critiquées

Ces clôtures sont une des mesures de l'arsenal sécuritaire déployé par la Hongrie contre l'immigration illégale. Plusieurs dispositions ont suscité les critiques de représentants de l'UE et des organisations de défense des droits.

Les sanctions pénales contre les migrants entrés illégalement en Hongrie ont ainsi été durcies et depuis le printemps, les demandeurs d'asile présents en Hongrie sont placés dans des centres fermés. Actuellement, 680 migrants se trouvent sur le territoire hongrois, selon Budapest.

La Hongrie est également opposée à toute relocalisation de réfugiés sur son territoire dans le cadre d'un plan européen adopté fin 2015 contre lequel le gouvernement de Viktor Orban a déposé un recours devant la justice européenne. Ce recours doit donner lieu à une décision le 6 septembre de la Cour de justice de l'UE.

(ats)

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