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Formule 1Buemi: «Je ne serai pas que spectateur»

Sébastien Buemi sera encore 3e pilote chez Red Bull la saison prochaine. Le Vaudois a confié au «Matin» la manière dont il aborde cette nouvelle saison.

par
Luc Domenjoz
Keystone

Sébastien Buemi aura tout fait pour trouver un volant en 2013. Depuis la fin des vacances d'été, il a été en contact avec de nombreuses écuries, toutes intéressées par son talent, indiscuté, mais aussi par son expérience en tant que troisième pilote de Red Bull. Un travail de l'ombre qui lui a permis d'en apprendre beaucoup sur les méthodes et les secrets de l'écurie championne du monde.

Toutes ces démarches ayant échoué, le Suisse a donc décidé, à 24 ans, de prolonger son contrat avec Red Bull une saison supplémentaire. Il sera donc présent sur tous les grands prix pour assurer son rôle de troisième pilote, prêt à remplacer l'un des quatre titulaires des équipes Red Bull et Toro Rosso au cas où l'un deux ne pouvait prendre place au volant.

● Pourquoi avoir choisi de rester avec Red Bull?

Compte tenu des circonstances, c'était la meilleure solution. Puisqu'il n'a pas été possible de signer avec une écurie compétitive, j'ai préféré rester avec les champions du monde. Travailler avec Red Bull ne peut que s'avérer positif pour mon avenir, ça me rend plus intéressant pour d'autres.

● En 2013, vous regarderez donc de nouveau les courses depuis le paddock…

Oui, c'est affreux. Un vrai supplice! Pour un pilote, devoir rester au bord de la piste est sans doute la pire chose qui puisse arriver.

● Mais vous allez compléter ce programme de «spectateur» par la compétition en endurance?

Oui, j'ai signé avec Toyota. Je disputerai au minimum les trois épreuves précédant les 24 Heures du Mans, les 15 jours d'essais en vue du Mans, ainsi, bien sûr, que la course des 24 Heures, comme l'an dernier. C'est un très joli programme. Et en F1, je ne serai pas que spectateur puisque je serai, une nouvelle fois, consultant pour la télévision…

● L'an dernier, quelle part avez-vous joué dans le succès de Red Bull?

C'est difficile à dire, je ne veux pas me jeter de fleurs! Ce titre des constructeurs, c'est la victoire de toute une équipe. Il a été obtenu grâce à Sebastian Vettel, bien sûr, mais aussi grâce au directeur technique, Adrian Newey, et des autres ingénieurs. De mon côté, j'ai développé la voiture dans le simulateur. J'ai trouvé de nombreux petits détails qui l'ont fait progresser, et lorsque l'on voit à quel point le résultat final fut serré, il est certain que j'ai joué un rôle dans ce succès. Au total, j'ai couvert plus de 25 000 kilomètres dans le simulateur…

● Et 2014? Avez-vous toujours l'espoir de retrouver un volant en F1, même après deux saisons en tant que troisième pilote?

On ne peut rien exclure… en F1, tout peut aller très vite. Même si Mark Webber prenait sa retraite fin 2013, il est certain que les candidats seraient nombreux pour avoir sa place chez Red Bull.

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