23.09.2020 à 08:46

ParisBug: il doit payer 170 392 euros… pour 4 heures de stationnement!

Un homme de 62 ans et plusieurs autres conducteurs se sont retrouvés, samedi, prisonniers d’un parking parisien dont la borne de paiement a été victime d’un bug informatique.

par
Laurent Siebenmann
La borne de paiement du parking a connu un gros problème informatique, mettant Roland dans l’embarras.

La borne de paiement du parking a connu un gros problème informatique, mettant Roland dans l’embarras.

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«Cela aurait pu être très drôle. Et tout aurait dû se terminer très rapidement, si un agent était intervenu. Sauf qu'il n'y avait personne dans ce parking pour aider les usagers!» Roland n’en revient toujours pas. Ce Parisien de 62 ans a vécu une drôle de mésaventure, révélée par «Le Parisien».

Samedi dernier, notre homme est allé garer sa voiture au parking Indigo de Saint-Sulpice (dans VIe arrondissement). Lorsqu’il est revenu, quatre heures plus tard, pour récupérer son véhicule, Roland a eu une petite surprise au moment de payer à l’automate du parking: «La borne de paiement m'a demandé la modique somme de 170 392 euros!»

Notre infortuné conducteur a vite compris qu’il s’agissait d’un bug informatique. Sauf que, ne pouvant et ne voulant pas payer pareille somme avec sa carte, Roland s’est retrouvé dans l’impossibilité de sortir du parking. Les autres usagers (dont certains se sont aussi vu demander la même somme fantaisiste) étaient également bloqués dans l’établissement, en sous-sol.

Des bugs à gogo

«J'active donc la mise en relation avec le gardiennage du parking. Il me faudra attendre plus de 20 minutes pour qu'une personne me répondre d'un call center, explique Roland à nos confrères. Après un interrogatoire poussé, me demandant ma plaque d'immatriculation et mon numéro de téléphone, il se décide enfin à ouvrir la barrière.»

Mais sous le coup de l’émotion, Roland rate sa sortie… et se retrouve à nouveau bloqué. Les esprits commencent alors à s’échauffer, un des autres conducteurs bloqués envisageant même de démonter la barrière du parking. Roland appelle un numéro d’urgence mais, là encore, ça pétouille: «Après 15 minutes d'attente, une autre personne, sans chercher à connaître la situation, voulait être réglée rubis sur ongle avant d'actionner la barrière

Après 45 minutes de palabres, Roland et ses «amis» ont enfin été libérés du fameux parking et ont pu retrouver l’air libre. Non sans tirer une leçon angoissante de cette aventure: «Je suis resté bloqué dans un parking où il n'existe aucune intendance, aucune surveillance, aucun service, aucune personne étant en capacité de vous aider en cas de problème.»

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