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Affaire XamaxBulat Chagaev: «Je me battrai jusqu'au bout»

«La décision de la Ligue est répugnante !» Bulat Chagaev n'a pas mâché ses mots au micro de la TSR, au 19:30. «Xamax va jouer», assure-t-il encore.

Bulat Chagaev a annoncé qu'il restait et contre-attaquait et qu'il démontrerait que ce qu'ils ont fait est malhonnête.

Bulat Chagaev a annoncé qu'il restait et contre-attaquait et qu'il démontrerait que ce qu'ils ont fait est malhonnête.

AFP

Neuchâtel Xamax a fait appel de son éviction auprès du Tribunal de recours de la Swiss Football League (SFL) et usera de toutes les voies légales à sa disposition.

«Nous démontrerons devant la justice que ce que la Ligue a fait est malhonnête et répugnant, prévient Bulat Chagaev. Nous irons devant toutes les instances, de la Ligue, au civil, pour faire la lumière.»

Dénonçant le rôle de son prédécesseur Sylvio Bernasconi, qu'il accuse d'avoir laissé de 3,5 à 6 millions de francs d'impayés, le Tchétchène affiche une volonté ferme.

«Autours du club, il y avait des voleurs et des escrocs. Nous avons déposé une plainte pénale contre Sylvio Bernasconi.»

Ce dernier, toujours selon la TSR, a été entendu mercredi matin par le procureur genevois Yves Bertossa dans le cadre de l'instruction menée par le parquet sur Bulat Chagaev. Lequel insiste sur le fait qu'il n'a aucunement l'intention de quitter le club.

Dans un communiqué, la direction xamaxienne a expliqué ne pas comprendre le fait d'avoir reçu l'information concernant le retrait de la licence «pratiquement 24 heures après la presse», violant ainsi l'article 10 du réglement de procédure censé garantir le secret de l'instruction.

«Cynisme»

Et d'estimer: «Elle y voit une marque supplémentaire de mépris et de partialité à son encontre.» Le tout en taxant la SFL de «cynisme» quand son président Heinrich Schifferle assure avoir offert son aide au club.

Xamax juge également la démarche de la Commission de discipline (CD) «excessivement formaliste» puisqu'il «ne peut fournir des comptes et budgets révisés sans avoir un réviseur, dont la nomination doit être faite lors de sa prochaine assemblée générale le 24 janvier».

Le fait que la CD ait retenu dans son jugement le faux dans les titres, «avant que la justice n'ait tranché les cas», constitue aux yeux du club un déni de la présomption d'innocence «reconnue par toute justice de pays civilisés», apportant la preuve que la justice sportive «est incompatible avec les garanties qu'un Etat de droit accorde à ses citoyens».

(SI)

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