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PhénomèneC'est la crise chez les prostituées

Le nombre de filles qui font le trottoir a augmenté de 24% en un an à Genève. La concurrence est rude et les prix tombent.

par
Valérie Duby
Le nombre de prostituées a fortement augmenté ces dernières années. Ce qui a pour conséquence la baisse des prix, certaines allant jusqu’à se contenter de 30 fr. au lieu de 100 fr.

Le nombre de prostituées a fortement augmenté ces dernières années. Ce qui a pour conséquence la baisse des prix, certaines allant jusqu’à se contenter de 30 fr. au lieu de 100 fr.

Rezo

Comme tous les jours de la semaine, la blonde Marina* tapine à la rue Rossi. Il est 16?heures et les clients se font attendre. «Cela fait plus de vingt ans que je fais ce métier, je n’ai jamais connu un tel désastre», se désole celle qui, à la belle époque, rentrait chez elle avec près de 5000?francs en poche tous les soirs. «Aujourd’hui, il y a des fois où je ne fais même pas un client de la journée. Ma femme de ménage gagne plus que moi…» En face de Marina, une autre quinquagénaire renchérit: «Comment voulez-vous qu’on puisse bosser? Il y a trop de nouvelles, des jeunes de 19?ans, qui restent trois mois et repartent chez elles au pays, en Espagne ou ailleurs. Heureusement, j’ai encore quelques clients fidèles! Mais les Pâquis, c’est plus ce que c’était! Il y a trop de monde.»

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