Attentat de Londres: «C'était un homme bien. Je le voyais parfois jardiner»
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Attentat de Londres«C'était un homme bien. Je le voyais parfois jardiner»

Le profil de l'assaillant se dessinait peu à peu jeudi, alors que son nom a été révélé.

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Le corps du policier tué lors de l'attentat de Londres repose dimanche à la chapelle du palais de Westminster qui héberge le parlement, avant ses funérailles lundi. (9 avril 2017)

Le corps du policier tué lors de l'attentat de Londres repose dimanche à la chapelle du palais de Westminster qui héberge le parlement, avant ses funérailles lundi. (9 avril 2017)

AFP
Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017)

Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017)

AFP
Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017)

Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017)

AFP

Photographié gisant au sol dans la cour du Parlement britannique après avoir été abattu par la police, le quinquagénaire Khalid M. a connu de nombreux démêlés avec la justice.

Sa première condamnation remonte à 1983. L'homme, connu sous différents pseudonymes selon Scotland Yard, avait depuis été condamné à plusieurs reprises pour «agressions» et «possession d'armes», notamment la dernière fois en décembre 2003, après avoir été arrêté en possession d'un couteau.

Si son attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste, Etat islamique (EI), aucun élément n'avait été communiqué jeudi après-midi sur de potentielles complicités. «Un assaillant solitaire n'est pas forcément un loup solitaire», a souligné Peter Neumann, directeur du Centre international d'étude de la radicalisation (ICSR), au King's College de Londres.

Un âge qui intrigue

Son âge, 52 ans, interrogeait toutefois certains spécialistes de la sphère djihadiste. «L'élément surprenant est l'âge de l'assaillant de Londres. Il avait 52 ans, le double de la moyenne», a commenté sur Twitter Jason Burke, journaliste au Guardian et auteur de plusieurs ouvrages sur les réseaux islamistes, soulignant que l'âge moyen des auteurs d'attentats avait «reculé ces dernières années».

Selon la BBC, l'homme s'était présenté comme «enseignant» lorsqu'il a loué le véhicule Hyundai avec lequel il a foncé dans la foule sur le pont de Westminster mercredi.

En couple et père

La chaîne SkyNews, citant une source ayant rencontré l'auteur de l'attaque de Londres par le passé, affirme qu'il avait une femme et trois enfants. Selon d'autres médias, il vivait en couple et avec un enfant.

«C'était un homme bien. Je le voyais parfois dehors en train de jardiner», a affirmé Iwona Romek au Birmingham Mail, affirmant avoir identifié l'assaillant comme étant l'un de ses anciens voisins.

Dans les radars

Abattu mercredi après avoir tué trois personnes, Khalid M., auteur de l'attentat de Londres, avait été condamné à plusieurs reprises mais rien ne semblait présager qu'il préparait un acte terroriste, selon les premiers éléments de l'enquête.

L'homme, âgé de 52 ans, était apparu «il y a quelques années» sur les radars du MI5, le service de renseignement intérieur britannique, dans le cadre d'une enquête en lien avec «l'extrémisme violent», a expliqué la Première ministre Theresa May jeudi matin. Mais il n'était alors qu'un «personnage périphérique», a précisé la cheffe du gouvernement.

Pas de signes

Selon la police londonienne, Khalid M., né dans le Kent (sud-est de l'Angleterre) le 25 décembre 1964, n'a toutefois «jamais été condamné pour des délits terroristes».

Vêtu de noir et portant une barbe au moment de l'attaque, l'homme, qui vivait dernièrement dans les West Midlands, dans le centre de l'Angleterre, «ne faisait pas l'objet d'enquêtes en cours», a souligné la police. «Les services de renseignement ne possédaient pas d'éléments sur son intention de mener une attaque terroriste», a-t-elle ajouté.

Selon le quotidien The Guardian, Khalid M. ne figurait pas sur la liste du MI5 des 3000 personnes les plus susceptibles de commettre un acte terroriste.

(AFP)

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