10.04.2013 à 23:02

FootballC1 - Barcelone-Paris SG: Pastore et Lavezzi tout près de faire un miracle (MAGAZINE)

Par Stanislas TOUCHOT BARCELONE, 10 avr 2013 (AFP) - Avec Pastore, buteur esthète, et le besogneux Lavezzi et ses coups de boutoir, le Paris SG a bien cru que son duo argentin allait lui offrir le miracle d'une qualification pour les demi-finales de la Ligue des Champions à Barcelone, mais l'entrée de Messi, leur compatriote, a tout changé.

Les fidèles de l'église maradonienne le savent depuis bien avant l'élection du pape François, grand supporteur de San Lorenzo: il y a quelque chose de mystique dans le football argentin. Et mercredi, il fallait une foi inébranlable aux Parisiens pour penser qu'ils pouvaient renverser la vapeur face au grand Barcelone, bien placé après le 2-2 du match aller. Le miracle a pourtant failli avoir lieu et il a même pris corps pendant 20 minutes, celles où Paris a mené 1-0, éliminant virtuellement le club catalan. Pour cela, il a d'abord fallu tout l'acharnement de Lavezzi, le meilleur buteur parisien dans l'épreuve, celui qui ne doute jamais. Durant toute la première période, il a été le Parisien le plus dangereux et le plus volontaire. Dès les cinq premières minutes, il se créait deux grosses occasions, d'une frappe un peu molle (2e) et surtout d'une course plein axe au bout de laquelle une conduite de balle défaillante l'empêchait d'aller défier Valdes (4e). A la 24e minute, servi plein fer par Ibrahimovic, il butait à nouveau sur Valdes, rappelant que malgré des statistiques flatteuses en Ligue des Champions, l'adresse devant le but n'était vraiment pas son point fort (3 buts en 19 titularisations en L1). De même, un contrôle facile raté juste avant la pause illustrait sa fragilité technique, lui dont l'abnégation et la rage ne sont en revanche jamais prises en défaut. En deuxième période, c'est Pastore, son exact contraire, qui a fait vivre l'espoir. L'ancienne icône de Palerme, qui avait déjà marqué un but important à Valence au tour précédent, a en effet ouvert le score avec l'aisance technique et le sang froid qui font défaut à l'ex-idole du Napoli. Après un une-deux avec Ibrahimovic dans un petit espace, Pastore était lancé vers la gauche, résistait à Alves et piquait son ballon au-dessus de Valdes (51e). "Je préfère être irrégulier et faire de très bonnes choses parfois que d'être régulier dans l'ombre, sans faire de choses remarquables", avait expliqué en fin d'année dernière "El Flaco". S'il est depuis plus constant dans l'effort et la performance, Pastore peut encore avoir des périodes creuses et ça a été le cas mercredi en première période où il a été assez discret. Mais l'Argentin qui a finalement tout changé était dans le camp d'en face et a lui passé sa première période sur le banc. Lionel Messi, quadruple Ballon d'Or et demi-Dieu du football au nom prédestiné, était au repos forcé après sa blessure du match aller. Il a trépigné et s'est rongé les ongles. Puis quand Barcelone a commencé à ne plus y croire, ou avec moins de conviction, il est entré (63). Ce n'est pas lui qui a marqué le but barcelonais mais il est à l'origine de l'action conclue par Pedro (71e). Surtout, son entrée a semblé rendre l'espoir à tous les siens et a réveillé le Camp Nou, cathédrale endormie. stt/bvo

(AFP)

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