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FootballC1 - Bayern-City: "Kaiser" Ribéry contre "Kid" Nasri (MAGAZINE)

Par Stéphane GHAZARIAN, Colin DRONIOU BERLIN, 01 oct 2013 (AFP) - Franck Ribéry, pilier du Bayern Munich et des Bleus, retrouve Samir Nasri, son ex-partenaire de l'OM toujours en quête de confirmation avec City, mercredi à Manchester, lors du choc de la 2e journée de la Ligue des champions (grD).

Regards croisés sur les deux anciens Marseillais. Depuis son arrivée en 2007, la Bavière et l'Allemagne ont adopté "Kaiser" Franck, sous le charme de son jeu excitant et de ses blagues de potache. Sa prolongation jusqu'en 2017 n'a donc été qu'une formalité. Oubliées les relations tendues de l'époque Van Gaal. Relancé parfaitement sous la houlette de Heynckes, meneur du triplé historique la saison écoulée, le Boulonnais a enchaîné par une entente parfaite avec Guardiola. S'il n'est pas blessé, il est le seul joueur de champ indiscutable chez le champion d'Europe. Du président Hoeness au boss Rummenigge, en passant par le Kaiser original Beckenbauer, toutes les figures historiques du club sont de fervents supporteurs, convaincus qu'il mérite d'ajouter le Ballon d'Or au trophée de meilleur joueur européen. Critiqué à son départ d'Arsenal, Nasri a débuté sa 3e saison à ManCity comme un recours plutôt qu'un titulaire indiscutable, après une première prometteuse puis une deuxième décevante sous Roberto Mancini. Le technicien italien avait même révélé qu'il voulait parfois frapper son joueur tellement son inconstance l'énervait. La faute à un investissement personnel jugé parfois sans rapport avec son potentiel et les 26 ME payés pour le débaucher. Les compteurs ont été remis à zéro avec l'arrivée de Manuel Pellegrini et, à 26 ans, le joueur assure avoir appris de ses erreurs. Epargné par les blessures, Ribéry le trentenaire continue sur la lancée de la prestigieuse saison écoulée. Sur le flanc gauche, l'entente avec son latéral David Alaba fait des dégâts, et il retrouve même parfois les automatismes avec Arjen Robben qui ont écrit la légende du "Rib-Rob". Pour son premier retour en Angleterre depuis le triomphe de Wembley, le Boulonnais déboule dans la foulée d'un but en Coupe d'Allemagne, son 5e de la saison toutes compétitions confondues, et une passe décisive samedi contre Wolfsburg (2-0). Le plus souvent positionné milieu gauche, Nasri a profité de la blessure de Silva et du manque d'acclimatation de Jovetic pour grappiller du temps de jeu. En six matches de Championnat, il a marqué deux fois, la deuxième sur la pelouse de United lors d'un derby (4-1) où il fut à l'initiative de toutes les actions de son équipe. "Je ne parle pas du passé, mais en ce moment, Samir joue très bien, a reconnu Pellegrini. Je lui parle souvent parce que je sais qu'il peut devenir un grand joueur". Ribéry comme Nasri ont connu leur période noire en équipe de France. Le premier à travers la mutinerie de Knysna au Mondial-2010 dont le second avait été écarté par Domenech en raison de sa réputation de joueur sulfureux et intriguant. Francky a fait profil bas pour regagner un statut de titulaire indiscutable, à défaut de la sympathie de ses compatriotes. S'il n'arrive pas toujours à reproduire en Bleu ses perfs bavaroises, il n'en reste pas moins la locomotive, comme lorsqu'il a tiré l'équipe de France du bourbier bélarusse avec à la clé un doublé. Réinstallé par Blanc, Nasri n'a jamais rendu sa confiance au sélectionneur, explosant même en vol à l'Euro-2012 où son comportement l'avait éloigné du groupe. Passé sa suspension et son purgatoire, le meneur de 26 ans a été rappelé par Deschamps, fait son mea culpa et se fond dans le moule, ayant même marqué au Belarus son 4e but en Bleu. sg-cd/pgr/sk

(AFP)

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