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footC1 - Chelsea: Fabregas et Mourinho, la famille recomposée (MAGAZINE)

Par Colin DRONIOU Londres, 29 sept 2014 (AFP) - Le milieu Cesc Fabregas et son entraîneur Jose Mourinho, qui se critiquaient vertement du temps où ils étaient adversaires, forment depuis cet été à Chelsea une belle famille recomposée qui s'envoie maintenant compliments sur compliments.

La rivalité à distance a pourtant culminé lorsque l'Espagnol était à Arsenal (2003-2011) puis au Barça (2011-2014), deux des boucs émissaires préférés du technicien portugais lors de son premier mandat à Chelsea (2004-2007) puis quand il a dirigé le Real (2010-2013). La dernière pique en date remontait à février lorsque le Blaugrana avait conseillé à l'entraîneur de "la fermer" après que celui-ci eut assuré que Manchester City allait affronter en C1 "le pire Barça depuis bien longtemps". Depuis, plus aucune trace d'acrimonie et les deux hommes donnent même l'impression de former un couple uni. Il faut dire que l'excellent début de saison du joueur de 27 ans y est pour beaucoup. Auteur de six passes décisives en autant de matches de championnat, le N.4 a aussi inscrit son 1er but contre Schalke en Ligue des champions, avant le 2e match chez le Sporting Portugal mardi. Le successeur de Frank Lampard a même réussi l'exploit de le remplacer dans les coeurs blues et sur le terrain. "Quand vous ne travaillez pas avec Mourinho, vous ne pouvez qu'imaginer ce qu'il fait, avait déclaré cet été le joueur, déjà adouci. Il ne faut pas juger sans connaître. Ce que j'aime chez lui, c'est que c'est un gagnant. Il ne vous laisse jamais respirer. J'adore ses causeries. Il lit tellement bien les matches. Il voit la même chose du banc que ce que je ressens sur le terrain". "Il est le futur du club, a ensuite assuré Mou avant la reprise. Il se sent important, il sait qu'il a la confiance de son entraîneur, que ses coéquipiers l'admirent". "Ici, il n'a pas besoin de temps d'adaptation, a-t-il poursuivi après le premier match en qualifiant Fabregas de Maestro . Il connaît le championnat, il a été moulé dedans. Je sais exactement ce qu'il va apporter ici. Au Barça, il a été faux N.9, N.10 ou ailier mais nous savons tous les deux quel est son meilleur poste. Il nous apporte exactement ce dont nous avons besoin, des prises de décisions rapides au milieu de terrain". Le jour du triplé de Costa contre Swansea, c'est même Fabregas, qui rayonne à la récupération aux côtés de Matic, que son entraîneur a encensé en premier. "Jouer avec lui est un rêve pour chaque attaquant. Il voit le mouvement autour de lui, la passe à faire. Il ne joue pas perso et fait toujours le bon choix", a continué le Portugais. Son arrivée contre 35 ME a pourtant failli ne pas se faire car, en cas de retour en Angleterre, une clause liait l'ex-Gunner à Arsenal, le club auquel il était fortement identifié. Mais Arsène Wenger ne l'a pas faite jouer et Chelsea, surpris par l'aubaine, a alors foncé. Hésitant et inquiet de la réaction de ses ex-supporteurs, Fabregas a été convaincu lorsque Mourinho s'est déplacé chez lui alors que son fils jouait en même temps à Londres. "Il n'est pas là depuis longtemps mais il m'a fait très forte impression, l'a déjà adoubé le capitaine John Terry. Il fait des passes que les autres ne voient pas. Il garde le ballon et nous aide à contrôler le rythme des matches". Venant du grand copain de Frank Lampard qu'il a justement remplacé dans le vestiaire, c'est un compliment qui compte aussi. cd/pgr/jgu

(AFP)

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