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footC1 - Chelsea fin prêt pour à nouveau repousser la menace Paris SG (PRESENTATION)

Par Colin DRONIOU Londres, 10 mars 2015 (AFP) - Bousculé par le Paris SG à l'aller (1-1), Chelsea aborde cependant en position de force son 8e de finale retour de Ligue des champions mercredi, contre l'ambitieux représentant français qu'il a déjà éliminé en quart de finale il y a un an.

Alors que les Parisiens semblent moins armés qu'au printemps dernier, lorsqu'ils étaient arrivés confiants à Stamford Bridge pour en repartir frustrés par une élimination entérinée à la 87e minute (3-1 puis 0-2), les Londoniens sont eux en bien meilleure posture qu'à l'époque. D'abord parce qu'ils dominent maintenant confortablement la Premier League quand le PSG n'est que dauphin de son championnat. Ensuite parce que depuis le match aller, ils ont remporté la Coupe de la Ligue et ont pu se reposer ce week-end. Même si Diego Costa attend encore son 1er but en C1 cette saison après en avoir inscrit huit la saison passée avec l'Atletico Madrid, les Blues, invaincus depuis 8 matches, se sont singulièrement renforcés avec les arrivées du meneur Fabregas et du précieux récupérateur Matic. Suspendu lors des deux derniers matches et incertain en raison d'une blessure à une cheville, le Serbe pourrait, en cas de forfait, être remplacé dans l'entre-jeu par le Français Zouma ou le Brésilien Ramires. Voire les deux si José Mourinho, expert dans l'art de faire déjouer l'adversaire, estime plus utile de muscler le milieu pour conserver son maigre avantage de l'aller plutôt que d'achever l'adversaire. "On verra quelle est notre tactique, mais ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas jouer derrière et attendre, estime pourtant le gardien Thibaut Courtois, qui a frustré les Parisiens par ses nombreux arrêts à l'aller. On doit miser sur nos forces et chercher à gagner. On a confiance mais Paris est taillé pour aller en finale." Si le comportement de sa défense est parfois étrange, celle-ci n'a encaissé que 12 buts à domicile en 20 matches, alors qu'aucun représentant français ne s'est imposé à Stamford Bridge en six rencontres et que seul Monaco en 2004 a trompé sa vigilance (2-2). Mais Paris peut aussi s'inspirer de Bradford, modeste club de D3 qui a mis en lumière les absences des Blues (4-2), fin janvier. A l'inverse, rien, pas même le retour en forme de Thiago Silva, n'indique que l'arrière-garde parisienne, battue huit fois en C1 cette saison, restera imperméable aux assauts d'Hazard. Mais avec la présence d'Ibrahimovic et grâce aux six buts européens de Cavani, Paris a sûrement plus d'arguments offensifs qu'il y a un an. D'autant plus qu'il possède en Pastore son homme en forme, capable de faire oublier l'absence de Lucas. Les Parisiens devront toutefois faire preuve de réalisme, ce qui n'est pas leur point fort du moment. "Bien sûr qu'on y croit contre Chelsea, a assuré Laurent Blanc. On est en ballottage défavorable car ils ont marqué ce fameux but qui ne permet pas à Paris d'accéder aux demi-finales depuis deux ans. A nous de faire la même chose qu'eux. Si on est aussi efficace que Chelsea je suis preneur". Invaincu depuis 14 matches toutes compétitions confondues, Paris n'a remporté aucun de ses cinq matches en Angleterre. Il s'est aussi qualifié cinq fois sur onze après avoir concédé le nul chez lui à l'aller, quand les Blues ont été éliminés trois fois sur huit après un nul à l'extérieur. Si un scénario identique leur a souri contre Galatasaray en 8e en 2014 (1-1 et 2-0), les Anglais doivent également se souvenir que l'Atletico Madrid est venu les punir chez eux en demi-finale (3-1) après un 0-0 à Calderon qu'ils pensaient suffisants. cd/nip/chc

(AFP)

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