08.03.2016 à 15:50

footC1 - Chelsea-Paris SG: Willian et Di Maria, cartes maîtresses (PAPIER D'ANGLE)

Par Nicolas PRATVIEL, Colin DRONIOU Londres, 8 mars 2016 (AFP) - Ils pèsent près de 100 millions d'euros cumulés à deux lors de leurs transferts et leurs clubs attendent beaucoup d'eux sur leurs ailes: Willian et Angel Di Maria sont des clés pour Chelsea et le Paris SG opposés mercredi pour une place en quarts de finale de Ligue des champions.

S'il était une couleur aux cartes, il serait le coeur. Angel Di Maria ne manque d'ailleurs jamais de célébrer ses buts en en recomposant la forme avec ses doigts, devant ce grand sourire d'enfant qui le caractérise. Depuis son recrutement onéreux (63 millions d'euros), pour permettre à Paris de franchir un cap en Ligue des champions et, surtout, de la gagner, l'Argentin s'est fondu parfaitement dans le collectif de sa nouvelle équipe. Il s'est placé au coeur du jeu avec une influence déjà remarquable (13 buts, 14 passes décisives en 34 matches officiels). Sur le terrain, l'atout-coeur se mue souvent en as de pique, avec sa faculté à dribbler et percer balle au pied et sa précision chirurgicale dans les passes en profondeur, une arme que n'avait pas Paris avant lui. Ce qui a notamment permis à Zlatan Ibrahimovic de rester plus souvent aux avant-postes et donc de marquer beaucoup à nouveau. C'est ce Di Maria irrésistible, comme il le fut en 2014 pour permettre au Real Madrid d'obtenir sa decima (10 C1), que le PSG veut voir en coupe d'Europe. Comme quand il a signé sa passe décisive pour Edinson Cavani au match aller: le genre de geste qu'on attend de lui pour changer le cours des choses. A Stamford Bridge, un autre combat l'attend dans une ambiance qu'il connaît un peu, pour l'avoir vécue avec Manchester United la saison passée. Sur l'Angleterre, "el fideo" (le spaghetti) a d'ailleurs une revanche à prendre après son passage raté chez les Red Devils. Lorsqu'il est animé de tels sentiments, Di Maria parvient généralement à se montrer à la hauteur. Son retour emprunt d'émotions à Madrid en novembre en avait été la preuve: malgré la défaite (1-0), il avait joué ce soir-là son meilleur match de C1 avec Paris. S'il était une carte au tarot, Willian Borges da Silva, l'ailier droit des Blues, serait le "petit", l'atout numéro 1 qui peut être rattrapé et avalé par les autres, mais qui rapporte gros s'il va "au bout". Discret hors des terrains, le Brésilien de 27 ans est devenu une pièce essentielle de Chelsea sur la pelouse. Moins connu que les Hazard, Fabregas, Pedro ou même Oscar dans la famille des milieux offensifs du club londonien, le joueur à la chevelure touffue éclate cette saison. Joueur le plus régulier des Blues, dans une saison agitée, il a pris les commandes du jeu avec ses démarrages balle au pied, ses courses folles et surtout ses coups francs en série. Cette saison, il a ainsi inscrit quatre de ses cinq buts européens sur coup de pied arrêté, ce qui lui a valu de figurer dans l'équipe-type de la phase de groupes établie par l'UEFA. "Je n'ai pas de secret, assurait-il pourtant mi-février. La pratique est importante. Tout comme regarder certains joueurs comme Ronaldinho ou Beckham pour l'inspiration." L'ex-joueur des Corinthians, entré en Europe en 2007 par la petite porte à Donetsk, avait rejoint Chelsea en 2013 pour près de 32 millions d'euros après un imbroglio avec l'Anzhi Makhachkala. Les Blues ne regrettent pas l'investissement. nip-cd/pgr/dhe MANCHESTER UNITED

(AFP)

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