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footC1 - Chelsea-PSG: Mourinho allume la première mèche (MAGAZINE)

Par Stanislas TOUCHOT Londres, 10 mars 2015 (AFP) - En bon spécialiste de la Ligue des Champions et de la guerre des nerfs, l'entraîneur de Chelsea José Mourinho a donné mardi avec un peu d'avance le coup d'envoi du 8e de finale retour face au Paris SG, dont il a stigmatisé l'agressivité et moqué la supposée domination à l'aller.

La conférence de presse du technicien portugais s'étirait sans histoire et sans éclat, entre moues désabusées et réponses convenues, quand soudain, le "Special One" a dégainé. Les nombreuses fautes parisiennes contre Eden Hazard au Parc des Princes, qu'il avait déjà signalées après la première manche? "J'ai été surpris de voir une équipe avec des joueurs fantastiques, qui a fait faute après faute, qui a stoppé Hazard avec des fautes à chaque fois. Même Zlatan taclait pour stopper les contre-attaques", a lâché Mourinho, faisant monter la température sans se départir de son ton monocorde. "Une équipe anglaise ne devrait jamais être surprise par l'agressivité. On a joué cette saison en coupes contre des équipes de D2, D3 et même D4. Mais l'équipe la plus agressive a été le PSG", a-t-il ajouté. "C'est une vraie surprise parce qu'avec des joueurs de cette qualité, je m'attendais à plus de foot et moins d'agressivité." Est-ce un message adressé à Bjorn Kuipers, l'arbitre du match de mercredi, a-t-il été demandé à Mourinho. Nouvelle moue: "Les arbitres sont là pour faire leur travail, ils le font au mieux." L'ancien entraîneur du Real Madrid est ensuite revenu sur le match aller, conclu sur un match nul 1-1 mais dominé par le PSG, qui avait eu de nombreuses occasions nettes. "Est-ce que dominer c'est avoir des occasions? Alors oui, Paris a eu plus d'occasions. Si c'est stopper l'adversaire en faisant faute après faute, ils ont dominé. Si c'est faire des passes sans déséquilibrer l'adversaire, oui. Donc ils ont dominé partout sauf pour le résultat", a résumé le Portugais. Mourinho a ensuite catégoriquement refusé de s'exprimer sur les commentaires de Laurent Blanc à propos du caractère "provocateur" de Diego Costa, l'avant-centre des Blues. "Laurent Blanc dit ce qu'il veut. Je n'ai aucune intention de commenter cela. Trouvez d'autres questions", a-t-il tranché. Alors, est-ce que la soirée de mercredi en Ligue des Champions, marquée par ses retrouvailles avec Ibrahimovic ou David Luiz, sera une soirée spéciale? "Non, pas vraiment. Je ne peux pas dire que c'est une soirée spéciale. C'est juste une soirée de plus. Il y aura en face de bons joueurs, une bonne équipe, mais c'est ce qu'on fait saison après saison", a-t-il répondu, blasé. En une seule conférence de presse, Mourinho a donc fait passer trois messages, à ses adversaires et aux arbitres: Paris joue dur, Paris a dominé en vain à l'aller et si le match de mercredi est spécial, c'est bien plus pour le PSG que pour le Chelsea. C'est bien sûr mercredi sur la pelouse de Stamford Bridge que tout se jouera et c'est là que Paris et Laurent Blanc auront l'occasion de répondre. Mais l'avant-match de Mourinho a été un modèle du genre. stt/tba

(AFP)

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