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footC1 - Leverkusen: Leno, rempart infranchissable ? (MAGAZINE)

Par Stéphane GHAZARIAN Berlin, 16 mars 2015 (AFP) - Intraitable depuis la victoire au match aller (1-0), le portier de Leverkusen Bernd Leno sait qu'en maintenant ce cap, mardi dans le chaudron de l'Atletico Madrid, il peut enfin goûter aux quarts de finale de la C1 et effacer deux expériences cauchemardesques.

Mars 2012: l'aventure des huitièmes se termine face au Barça par une humiliation (7-1) au Camp Nou. Deux ans plus tard, elle s'arrête à Paris après une raclée (4-0) à domicile. Cette fois, Leno aborde le déplacement en Espagne avec la confiance d'un dernier rempart infranchissable depuis 480 minutes toutes compétitions confondues. De quoi être fier non ? "Oui mais pas seulement moi, c'est le travail de toute l'équipe", expliquait-il avec toute l'humilité qui le caractérise, après la démolition vendredi de Stuttgart (4-0). "Mon boulot actuellement est de me montrer sous mon meilleur jour à chaque sortie", souligne ce gaillard d'1,90 m pour 82 kg, réputé pour ses réflexes de chat sur sa ligne et même surnommé "tueur de pénalty" après quatre arrêts de rang la saison dernière. La série a débuté contre l'Atletico. Par une prestation exemplaire, il a écoeuré le finaliste 2014. Son plongeon sur une frappe de Tiago dans la surface juste avant la pause a été qualifié "de classe mondiale" par Oliver Kahn, le légendaire portier de la Mannschaft. "C'était important pour moi d'être à nouveau performant car j'ai pris cette saison quelques buts qui ne m'ont pas mis en valeur", reconnaît Leno. En particulier un but entre les jambes début octobre contre Paderborn (2-2), probablement sa "plus grosse faute professionnelle". "Mais je suis encore jeune et je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre", concède celui qui figure dans le riche lot de grands gardiens allemands, ceux qui peuvent un jour être la doublure de maître Manuel Neuer avec l'espoir de lui succéder dans la Mannschaft. On oublie en effet vite que le gamin de Bietingheim-Bissingen n'avait que 19 ans lorsqu'il est devenu le plus jeune gardien à évoluer dans l'épreuve-reine européenne, quelques semaines seulement après son prêt par la réserve de Stuttgart pour pallier la blessure de René Adler qu'il enverra en exil à Hambourg. "Du jour au lendemain ou presque, je suis passé de la troisième division à la Ligue des champions. Tout d'un coup, je me suis retrouvé à affronter Chelsea à Stamford Bridge. Je n'y croyais pas, c'était comme un rêve", se souvient-il. Leno a convaincu. Au point d'être lié au club jusqu'en 2018 par un directeur sportif sous le charme, d'être désigné meilleur gardien de la phase aller de Bundesliga la saison dernière devant le "grand Manu" et d'être désormais le plus expérimenté du club avec 23 matches de C1 sous la ceinture! Pisté par des grands d'Europe - son nom a même déjà été cité pour une éventuelle première expérience avec la Mannschaft - le gardien du Bayer a franchi tous les échelons chez les jeunes avant d'être écarté des moins de 21 ans par Marc-André ter Stegen, son rival déjà lors du triomphe européen en 2009 avec les moins de 17 ans. Une copie parfaite mardi au stade Vicente-Calderon et Leno pourrait se retrouver face à son rival, qui défend désormais les couleurs du Barça. sg/fbx

(AFP)

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