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FootballC1 - Nouveau test d'anglais pour le Bayern de Guardiola contre City (PRESENTATION)

Par Colin DRONIOU, Stéphane GHAZARIAN LONDRES, 01 oct 2013 (AFP) - Vainqueur de la Ligue des champions en mai à Wembley, de la Supercoupe d'Europe en août contre Chelsea, le Bayern Munich de Pep Guardiola passe mercredi un nouveau test d'anglais contre un Manchester City aussi spectaculaire qu'inconstant.

Après deux saisons décevantes en C1, ce n'est sûrement pas une bonne nouvelle pour les Citizens d'affronter l'ogre munichois mais, quitte à choisir, il est peut-être préférable de le faire maintenant plutôt que dans quelques mois. Car Guardiola, l'ex-mentor du Barça qui reconnaît qu'il reste "encore des choses à améliorer", semble encore à la recherche de la formule idéale dans le 4-1-4-1 qu'il essaie d'installer même si des joueurs comme Ribéry, Müller ou Mandzukic sont déjà en bonne forme. D'autres en revanche, tels Lahm qui découvre le poste de libero ou Schweinsteiger, semblent plus à la peine. S'il a déjà remporté neuf victoires après 100 jours sous Guardiola, le Bayern a aussi perdu la Supercoupe d'Allemagne et concédé deux nuls contre Fribourg et Chelsea, finalement battu au tirs au but. Brillant à Schalke (4-0) après son entrée en matière européenne non moins spectaculaire contre le CSKA (3-0), le Bayern n'a pas montré son meilleur visage contre le mur de Wolfsburg (1-0) samedi avant de rallier Manchester. Du coup, le technicien espagnol s'est déjà frotté à l'entourage du club qui ne perd jamais une occasion de donner son avis. "Ils ont trop usé du tiki-taka (jeu de passes barcelonais)", a ainsi reproché l'ancien bavarois Stefan Effenberg. Avant lui, le directeur sportif Matthias Sammer avait déjà stigmatisé un "manque de passion" contre Fribourg. En face, City peine également à trouver la bonne carburation. Avec à leur tête l'expérimenté Manuel Pellegrini qui découvre l'Angleterre, les Citizens, au fil de leurs propres relâchements, avancent encore par à-coups, brillants contre United dans le derby (4-1) puis frustrant une semaine plus tard à Aston Villa (3-2) pour une 2e défaite évitable après celle à Cardiff. "La clé pour nous, c'est de rester concentré 90 minutes", ne cache d'ailleurs pas l'entraîneur chilien. Manchester a en revanche lui aussi assuré à Plzen (3-0) pour ses premiers pas en C1. Après deux campagnes européennes stoppées dès la phase de poule sous Mancini, cela vaut d'être signalé. C'est d'ailleurs avec une arrière-pensée européenne après ces échecs retentissants que le richissime propriétaire de City, malgré une stérile invincibilité européenne de 20 matches à domicile, a fait appel au technicien de 60 ans. Celui-ci, même s'il n'a jamais battu Guardiola lors de ses huit saisons en Espagne, peut se prévaloir d'une demi-finale avec Villarreal en 2006 et encore d'un quart l'an passé avec Malaga. Du coup, il a eu les moyens de recruter cet été (Negredo, Jovetic, Navas notamment) mais il cherche encore le bon amalgame parmi tous ses milieux offensifs. Finalement, quand l'équipe n'est pas déséquilibrée vers l'avant, ce sont encore les anciens Agüero, Dzeko et surtout Touré, qui a déjà inscrit six buts malgré sa position reculée, qui tirent l'équipe vers le haut. Ces derniers temps, même Nasri, qui s'affirme comme le dépositaire du jeu, semble avoir pris le pli alors que City s'apprête à retrouver Silva contre le Bayern. En face, c'est Götze, touché contre Chelsea en Supercoupe d'Europe, qui pourrait retrouver la pelouse, à la différence de Thiago Alcantara ou Javi Martinez, toujours convalescents. "On les attend de pied ferme, a même déjà prévenu le gardien allemand Manuel Neuer. City aime contrôler la balle, le jeu et pas seulement placer des contre-attaques comme nos adversaires habituels. Cela nous donnera la possibilité de montrer nos qualités". cd-sg/pgr/bvo/sk

(AFP)

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