16.02.2015 à 17:10

footC1 - Paris SG: "Ibra", le grand sommeil ou le grand réveil? (MAGAZINE)

Par Nicolas PRATVIEL Paris, 16 fév 2015 (AFP) - Les retrouvailles du Paris SG avec Chelsea mardi tombent-elles à point nommé pour sonner le grand réveil de Zlatan Ibrahimovic? L'issue de cette double confrontation, dix mois après la précédente, où le Suédois s'était blessé, le dira.

Le 2 avril 2014, le premier acte au Parc des Princes avait ressemblé à une victoire de prestige, mais à la Pyrrhus pour Paris, avec ce 3-1 plein de promesses que la blessure à une cuisse de Zlatan est venue gâcher. Avant ce coup du sort, le Suédois n'avait en rien pesé sur la production de grande qualité des Parisiens. Et ressurgissaient une fois de plus les reproches à l'endroit d'une étoile qui pâlirait dans les très grands rendez-vous. Le second acte, le 8 avril, avec ce but de Demba Ba dans les derniers instants de la rencontre, avait ensuite été fatal (2-0) aux Parisiens, sans ressort offensif sous les yeux du Suédois impuissant dans les tribunes de Stamford Bridge. Depuis cette déchirure musculaire qui l'a empêché de finir en beauté une saison pourtant parfaite jusque-là, ne serait-ce qu'en terme statistique (ndlr, il en était à 40 buts en 44 matches, il a fini avec 41 buts en 46 matches toutes compétitions confondues), Ibrahimovic a vu une talalgie lui pourrir son automne durant lequel il a été éloigné deux mois des terrains. Son gabarit hors-norme (1,95 m, 95 kg) n'aidant pas, il a mis autant de temps, sinon plus, pour revenir sur les terrains que pour y redevenir compétitif, ne serait qu'à l'échelle du championnat de France. Est-il pour autant devenu un colosse aux pieds d'argile ? L'évolution du joueur durant ces quatre, voire cinq derniers mois, a donné cette impression et même celle qu'à 33 ans la star suédoise entamait peut-être son déclin. Pourtant, peu à peu ces dernières semaines, l'ancien joueur de Milan (Inter et AC) a montré du mieux, à la fois dans son engagement physique, dans son jeu et dans son rôle de buteur, alors que Cavani n'est jamais parvenu à faire oublier son absence. Pour favoriser la résurgence de l'expression de son talent, tout en tenant compte de sa difficulté à accélérer et à répéter les efforts, Laurent Blanc a fait en sorte qu'il participe plus au jeu avec ses qualités d'organisateur au milieu de terrain. Pour mieux laisser les espaces à ceux qui peuvent les prendre plus souvent, que ce soient Cavani, Lucas ou Lavezzi. "Ibra" meneur de luxe, était déjà une des caractéristiques du PSG façonné par Blanc la saison passée. Et le Suédois avait souvent brillé dans ce registre avec 15 passes décisives. Mais c'est "Ibra" l'attaquant qui pèse, intimide et marque, dont Paris aura surtout besoin mardi et dans trois semaines au match retour. Et dans un contexte pour le moins difficile, avec une cascade de forfaits (Lucas, Cabaye, Aurier) et de joueurs diminués et incertains (Marquinhos, Pastore) pour le match contre les Blues, Blanc peut au moins se consoler d'avoir, avec le Suédois en tête, des cadres valides pour présider aux destinées de son équipe (Thiago Silva, David Luiz). Le but "zlatanesque" inscrit samedi contre Caen (2-2) a été, qui plus est, de ceux qui font énormément de bien pour la confiance. Déjà apparu en net regain de forme il y a dix jours à Lyon (1-1), Zlatan avait montré qu'il pouvait répondre présent pour un match au sommet du championnat de France. Chelsea sera évidemment d'un autre acabit, mais aussi une occasion rêvée d'enfin briller dans un grand rendez-vous. nip/pgr/tsq

(AFP)

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