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footC1 - Paris SG: Ibrahimovic et Cavani attendus au tournant à Chelsea (MAGAZINE)

Par Nicolas PRATVIEL Paris, 10 mars 2015 (AFP) - Zlatan Ibrahimovic, pas assez décisif dans les grands matches de Ligue des champions, et Edinson Cavani, inoffensif à Chelsea la saison passée, ont plus d'une revanche à prendre avec Paris chez ces mêmes Blues, mercredi en 8e de finale retour.

Voilà le PSG à 90 minutes, voire plus, de réaliser ce qui serait son premier gros exploit européen sous l'ère qatarie, alors qu'il se trouve en ballottage défavorable après le 1-1 de l'aller. Et avec lui ses deux attaquants stars, pas vraiment à la hauteur des défis que constituèrent les quarts de finale contre Barcelone en 2013 et Chelsea en 2014, et qui auront à coeur de faire taire les critiques à leur endroit. Pour Ibrahimovic, 33 ans, les années passent et les constats perdurent: il n'arrive pas totalement à se transcender dans les matches dits couperets. Ceux à élimination directe, précédés d'une pression supplémentaire, généralement face à des adversaires d'un autre calibre que ceux constituant son pain quotidien dans les championnats où il a toujours été sacré, que ce soit en Italie, en Espagne ou en France. En 34 rencontres de ce type en Ligue des champions, "Zlatan" n'a marqué que sept fois. La dernière remonte à il y a un peu plus d'un an, lorsqu'il avait réussi le doublé à Leverkusen en 8e de finale aller de la précédente édition. En ajoutant son but égalisateur contre Barcelone, en quart de finale aller de l'édition 2012-2013, cela fait trois réalisations sous le seul maillot parisien en six matches-couperets. De quoi rendre optimiste Laurent Blanc, pour qui "les grands joueurs tirent les équipes vers le haut, surtout les buteurs. Et Zlatan en fait partie". De fait, l'entraîneur parisien sait aussi à quel point "Ibra", alors blessé, a manqué à son équipe l'an passé lors du quart de finale retour contre Chelsea (0-2). C'est lors de la confrontation aller que le Suédois s'était blessé à une cuisse. Il était alors au sommet de son art, explosant tous ses records individuels (41 buts en 46 matches toutes compétitions confondues, 10 en C1), et la frustration d'avoir été brutalement coupé dans son élan a été grande. Cette saison, Ibrahimovic, longtemps gêné par une talalgie, est moins saignant. Mais, débarrassé de cette blessure, il aborde ce 8e de finale retour chez les Londoniens avec un surplus de fraîcheur, après avoir été bon, mais pas décisif, dans le nul (1-1) du match aller. Il y a trois semaines, c'est surtout Cavani qui a préservé les chances parisiennes en égalisant d'une superbe tête, ponctuant ainsi sa meilleure prestation à ce niveau pour sa deuxième saison avec Paris. Ce but si important est venu contrebalancer le constat selon lequel l'Uruguayen souffrirait d'un sérieux manque de réalisme dans le dernier geste. Acheté 64 millions d'euros au cours de l'été 2013, censé former avec Ibrahimovic un des duos les plus redoutables de la planète, Cavani devait être celui avec lequel Paris doit franchir des paliers et gagner les plus grands titres. Mais, en l'absence de "Zlatan" justement, il est passé à côté de son quart de finale retour à Chelsea, et il a dû faire face à une pluie de critiques que son doublé contre Lyon, quelques jours plus tard en finale de la Coupe de la Ligue (2-1), a peiné à atténuer. Car cette saison, sa maladresse est devenue trop chronique pour l'épargner, alors qu'il en est à 18 buts et une pelletée d'occasions manquées en 38 matches toutes compétitions confondues. Sauf en Ligue des champions, où Cavani sait se montrer à la hauteur de l'évènement, comme en a attesté son but face à Chelsea à l'aller, son sixième en sept matches de C1. Un rythme à tenir, sous peine d'encore décevoir. nip/ybl/dhe

(AFP)

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