03.05.2013 à 13:17

FootballC3 - Rafael Benitez: dix jours pour quitter Chelsea la tête haute (PAPIER D'ANGLE)

Par François BONTOUX LONDRES, 03 mai 2013 (AFP) - Rafael Benitez a dix jours et trois matches cruciaux à disputer, contre Manchester United et Tottenham en Championnat et face à Benfica en finale d'Europa League, pour quitter Chelsea la tête haute après un intérim de six mois durant lequel il n'a pas réussi à se faire accepter du public malgré d'honorables résultats.

"Compte-tenu des circonstances, les nouveaux joueurs, l'équipe en transition, ça a été dur mais nous avons fait du bon travail", a dit l'Espagnol, droit dans ses bottes, après la qualification de Chelsea pour la finale de la C3, la première de l'histoire du club, aux dépens de Bâle, battu 2 à 1 à domicile puis 3 à 1 jeudi soir à Londres. La belle performance face aux Suisses n'a pas suffi à faire taire les supporteurs de Stamford Bridge, qui n'ont jamais avalé que leur ancien ennemi à Liverpool ait pu devenir leur manageur. Des "José Mourihno, José Mourinho" ou encore des "José is coming back" (José revient) sont descendus des tribunes plus fréquemment que jamais à la suite de la petite phrase - "J'irai là où on m'aime" - lancée par le Portugais après la défaite du Real Madrid en Ligue des champions mardi et interprétée comme le signal de son retour, même si officiellement rien n'a été décidé. "Nous sommes des professionnels. Depuis notre défaite contre Swansea (en demi-finale aller de la Coupe de la Ligue le 9 janvier), nous avons gagné neuf fois et fait deux fois matches nuls en onze rencontres. Nous faisons du bon boulot et j'espère qu'une bonne partie du public l'apprécie", a ajouté Benitez, à qui rien n'a été épargné - quolibets, chants et banderoles hostiles - depuis son arrivée à la place de Roberto Di Matteo en novembre. Cet hiver, l'Espagnol s'était même laissé aller à une virulente sortie contre les supporteurs, accusés de ne pas soutenir le club, avant de faire marche arrière. L'ex-entraîneur de Valence, de Liverpool et de l'Inter, âgé de 53 ans, n'aura pas à rougir de son bilan à Londres, même si la différence entre le juste correct et le franchement satisfaisant dépend de la victoire en C3, attendue par le foot anglais depuis douze ans, et de la qualification pour la prochaine Ligue des champions. Ce dernier objectif, prioritaire pour le club mais pas forcément pour l'entraîneur, qui a annoncé son départ en fin de saison dès le mois de février, passe par des résultats positifs dimanche à Manchester United et surtout mercredi à Stamford Bridge contre Tottenham, l'adversaire direct avec Arsenal. Benitez a certes trouvé l'équipe dans une situation qui n'avait rien de catastrophique en Championnat, Roman Abramovich ayant pris prétexte de l'élimination dès le premier tour de la Ligue des champions pour se débarrasser de Di Matteo qu'il n'appréciait pas. Troisième à son arrivée, il l'a maintenue au même niveau en pratiquant une judicieuse politique de rotation de l'effectif dans une fin de calendrier surchargée (16 matches lors des 7 dernières semaines de la saison). Son tableau de marche provisoire montre 24 victoires, 9 nuls et 10 défaites en 43 matches, un score qu'il pourra faire valoir pour trouver un autre poste. fbx/chc

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!