Football: «Cabral la dévie et Ndoye marque»

Publié

Football«Cabral la dévie et Ndoye marque»

Le but décisif du LS face à Kriens (3-2) fait débat depuis mercredi soir. «C'est un travail collectif mais le but a été justement attribué à Dan Ndoye», tranche Pablo Iglesias.

par
Mathieu Aeschmann

Dans l'euphorie d'une délivrance tardive, une certaine confusion s'est mêlée au soulagement, mercredi soir à la Pontaise. Mais qui venait donc d'inscrire le but de la victoire vaudoise aux confins des arrêts de jeu pour enfin estourbir ce Kriens accrocheur? «Capitaine Cabral» ou «le gamin» Dan Ndoye? Durant une poignée de minutes, acteurs, spectateurs et représentants des médias ont douté. Il faut dire que les courses et la proximité des hommes à la réception du corner de Stjepan Kukuruzovic prêtaient tellement à confusion que chacun restait fermement accroché à sa première impression. Et jeudi matin encore, bien après la validation du but au profit de Dan Ndoye, quelques mails courroucés nous sont parvenus pour tenter de rétablir Cabral en buteur.

«On en a plaisanté ce matin lors de la séance vidéo, rigole Pablo Iglesias, directeur sportif satisfait du résultat et de l'état d'esprit de ses ouailles. On peut dire qu'ils se sont partagé le but.» Comment? La formule est sans doute excellente pour la cohésion d'équipe mais elle ne va pas régler notre débat. Sur les images de la télévision, Adilson Cabral est le joueur en mouvement. Il coupe au premier poteau, s'élève dans le bon timing tandis que Dan Ndoye reste plus statique, positionné dans «l'angle mort» du point de contact théorique de son capitaine. Une proximité qui, même après plusieurs ralentis, brouille les pistes.

«La réalité, c'est que Cabral touche la balle puis Ndoye marque, tranche Pablo Iglesias. Le but lui a été justement attribué. Mais si Cabral ne la dévie pas, Dan serait peut-être bien arrivé un peu en avance sur le ballon. Cette petite touche lui permet d'avoir un timing parfait.» Et le directeur sportif vaudois de conclure. «Ce but démontre tous les efforts qu'il faut faire pour marquer. Là, ils s'y sont mis à deux. C'est une belle leçon d'abnégation.» Une leçon qui vaut deux points en or dans l'optique d'un printemps que le LS espère renversant.

Ton opinion