Facebook et Instagram - Cachez ces «likes» que je ne saurais voir
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Facebook et InstagramCachez ces «likes» que je ne saurais voir

Les usagers de Facebook et Instagram vont voir débarquer une nouveauté: la possibilité de masquer les cœurs et pouces en l’air, histoire de ne pas se laisser influencer.

La quête effrénée des «likes» inquiète de nombreux psychologues, notamment pour la santé mentale des adolescents.

La quête effrénée des «likes» inquiète de nombreux psychologues, notamment pour la santé mentale des adolescents.

AFP

Facebook et Instagram vont donner le choix aux utilisateurs de masquer le nombre de «cœurs» sans trancher le débat sur les effets potentiellement délétères de la quête de validation sur les réseaux.

Les usagers des deux plateformes géantes du groupe Facebook vont avoir l’option de désactiver l’affichage du nombre de «likes» sous tous les contenus qui s’affichent sur leur fil, et ainsi réagir, ou non, sans se laisser influencer par l’avis des autres.

Entre consommateurs et partage

Ils pourront aussi suspendre cet indicateur de popularité pour les images et messages qu’ils postent en ligne. «Il y a le côté des consommateurs qui lisent et voient les contenus, et celui du partage. Vous pouvez contrôler des deux côtés», a résumé Adam Mosseri, le patron d’Instagram, lors d’une conférence de presse. Il sera aussi toujours possible de voir qui a donné un «cœur» à quel contenu – et donc de compter manuellement.

La quête effrénée des «likes» inquiète de nombreux psychologues, notamment pour la santé mentale des adolescents, exposés au quotidien, souvent sans recul, à une vision enjolivée ou complètement artificielle de leur environnement et de leur entourage. Sans compter les risques de harcèlement en ligne.

«Des bons, des brutes, des truands»

«Des choses néfastes se passent sur Instagram, on les voit», a reconnu Adam Mosseri. «Avec un milliard de personnes sur l’application, nous avons toute l’humanité, des bons, des brutes et des truands. C’est notre responsabilité d’amplifier le bien et de réduire le mauvais autant que possible.»

Mais le géant des réseaux sociaux n’a finalement pas décidé de supprimer le compte de «likes», car les recherches menées depuis 2019 sur des groupes tests n’ont pas été concluantes dans un sens ou dans l’autre, selon la société basée à San Francisco.

Créateurs très divisés

«Les créateurs étaient très divisés», a expliqué Adam Mosseri. «Les petits créateurs étaient globalement plus inquiets, parce qu’ils cherchent à déterminer ce qui intéresse leur audience. Les influenceurs déjà bien établis étaient plus ouverts à cette idée, parce qu’ils ont moins besoin de prouver leur valeur.»

La nouvelle option ne change rien au fonctionnement de l’algorithme, qui choisit quels messages apparaissent sur les fils personnalisés. Le système prédit quels contenus sont susceptibles d’intéresser chaque utilisateur en fonction de nombreux critères, y compris le nombre de «likes», mais aussi leurs goûts, leurs habitudes, etc.

(AFP)

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