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AraignéeCadeau empoisonné sous le sapin

Chez les Anglo-Saxons, la dernière mode est d’offrir une mygale à Noël. De plus en plus de Romands en élèvent chez eux. En faire cadeau? Non, disent nos spécialistes.

par
Victor Fingal
Christophe Rotzetter est un arachnophile passionné qui possède une vingtaine de mygales.

Christophe Rotzetter est un arachnophile passionné qui possède une vingtaine de mygales.

Sébastien Anex

Les mygales d’appartement débarquent en force dans les pays occidentaux. En Allemagne, l’araignée souvent velue porteuse d’un venin, parfois très dangereux, est un article de mode. La Suisse alémanique est aussi touchée et le phénomène a bien franchi la Sarine. «Je constate un engouement croissant, confirme Christophe Rotzetter, 37 ans, un passionné de Givisiez (FR) qui en dorlote lui-même une vingtaine. Lors de la bourse organisée par l’Aqua-Terra Club de Fribourg chaque dernier jeudi de septembre, ajoute l’amateur d’araignées, professeur de biologie le reste du temps, plusieurs dizaines d’exposants en proposent.» Et, selon Michel Ansermet, directeur du Vivarium de Lausanne, quelque 10 000 personnes possèdent des mygales en Suisse: «En partant du principe que chaque collectionneur en élève plus d’une, on peut estimer à 150 000 le nombre de spécimens vivant actuellement dans notre pays.»

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