Publié

Indépendance écossaiseCameron met en garde contre un «saut dans l'inconnu»

Le premier ministre britannique a mis en garde les électeurs contre un «saut dans l'inconnu» en cas de victoire du «oui» au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse. De récents sondages mettent les deux camps au coude-à-coude.

Des partisans de l'indépendance agitent un drapeau écossais.

Des partisans de l'indépendance agitent un drapeau écossais.

ARCHIVES, Keystone

«Le Royaume-Uni est un pays précieux et spécial. C'est ce qui est en jeu. Ne laissons aucun doute aux Ecossais: nous voulons désespérément que vous restiez; nous ne voulons pas que cette famille de nations se déchire», écrit le premier ministre britannique David Cameron dans le quotidien anglais Daily Mail du mercredi 10 septembre.

«Si le Royaume-Uni éclate, il éclate pour toujours. Le choix qui vous est offert est donc clair: un saut dans l'inconnu avec le 'oui', ou un avenir meilleur pour l'Ecosse avec le 'non'», plaide-t-il.

Des compétences renforcées

Le premier ministre conservateur ajoute qu'en votant «non», les Ecossais resteraient dans l'union, mais avec des compétences renforcées pour le parlement d'Edimbourg, concernant l'emprunt, l'impôt et les dépenses.

Cette tribune survient alors que les dirigeants des trois principaux partis britanniques sont attendus mercredi en Ecosse afin de faire campagne pour le «non». David Cameron, le libéral-démocrate Nick Clegg, son allié au sein du gouvernement, et leur adversaire Ed Miliband, patron du parti travailliste, ont annoncé leur déplacement au dernier moment.

La reine s'abstient

Le parti conservateur de David. Cameron étant impopulaire en Ecosse, avec un seul siège sur 59 au parlement d'Edimbourg, le premier ministre a gardé profil bas pendant la campagne jusqu'à ce qu'un sondage place le camp indépendantiste en tête des intentions de vote.

Selon certains médias, le chef du gouvernement pourrait être contraint à la démission par les frondeurs de son parti s'il échouait à empêcher l'Ecosse de quitter l'union.

La reine Elizabeth II ne prendra pas part au débat sur le référendum, a annoncé mardi Buckingham Palace. Cette clarification intervient alors que des médias avaient rapporté que la reine était inquiète d'un possible éclatement du Royaume-Uni, et que M. Cameron pourrait demander à la monarchie d'intervenir.

«L'impartialité constitutionnelle de la souveraineté est un principe établi de notre démocratie, et la reine l'a démontré tout au long de son règne», a souligné un porte-parole de Buckingham Palace.

(ats)

Votre opinion