Violences conjugales - Camille Lellouche sur son ex: «Si j’avais eu une arme, je l’aurais tué»
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Violences conjugalesCamille Lellouche sur son ex: «Si j’avais eu une arme, je l’aurais tué»

La comédienne a vécu l’enfer durant deux ans. Interrogée par «Sept à Huit», elle a détaillé son calvaire.

«Évidemment au premier coup, il faut partir. Mais moi je ne peux pas dire ça alors que je n’ai pas été capable de le faire», confie-t-elle.

«Évidemment au premier coup, il faut partir. Mais moi je ne peux pas dire ça alors que je n’ai pas été capable de le faire», confie-t-elle.

Capture d’écran TF1

Camille Lellouche a détaillé, dimanche auprès de «Sept à Huit», les violences conjugales dont elle a été victime lorsqu’elle avait 19 ans aux mains de son compagnon d’alors.

«Toutes les formes de violences qu’une femme peut subir, je les ai subies», affirme l’actrice de 35 ans, révélant que tout a commencé après une «blague» de son compagnon sur ses grands-parents déportés qui l’avait choquée. Quand je suis revenue quinze minutes après, j’entends au loin: «Elle est où cette pute?» J’ai un choc. Et je dis: «C’est moi la pute?» Il me dit: «T’étais où sale pute?» J’ai pas le temps de réagir qu’il me met une claque, très violente. Il faisait quand même 120 kilos, on était sur un monstre», révèle-t-elle.

Viennent ensuite «les violences psychologiques tous les jours, et physiques tout le temps, trois ou quatre fois par semaine», notamment à cause du refus de Camille Lellouche d’avoir des rapports sexuels. «Le fait que je n’ai pas envie de faire l’amour avec lui par exemple. Quand t’as quelqu’un de très costaud, t’as pas le choix. Quand tu fais 40 kilos, tu ne vas pas loin. On te tient, on t’empêche de respirer. C’était mon premier amour alors le rapport au sexe, c’était très violent pour moi», affirme-t-elle.

Contrainte à «dormir dans ma pisse»

La comédienne et chanteuse décrit également son pire souvenir, lorsqu’elle a cru mourir et qu’elle a vécu une «humiliation totale», contrainte à «dormir dans ma pisse» à même le sol. «Je pense qu’à ce moment-là, si j’avais eu une arme, je l’aurais tué. C’est très violent ce que je dis, mais c’est vrai», assène l’artiste, ajoutant, à l’adresse des victimes, qu’il est nécessaire de partir.

«Évidemment au premier coup, il faut partir. Mais moi je ne peux pas dire ça alors que je n’ai pas été capable de le faire. Évidemment qu’il faut porter plainte. Moi, je n’ai pas réussi à le faire. Je souhaite que toutes ces femmes arrivent à porter plainte», explique-t-elle.

Les victimes de violence conjugale ont six ans, à compter des faits, pour porter plainte en France. Passé ce délai, il y a prescription.

(Cover Media / Lematin.ch)

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