Publié

ConsommationCampagne de sensibilisation contre la surmédicalisation

L'Alliance des organisations de consommateurs veut lutter contre la surmédicalisation, tant au niveau des traitements prescrits que des examens diagnostiques effectués.

Il y a surmédicalisation lorsque des traitements (soins, médicaments ou hospitalisations) sont prescrits en trop grande quantité ou sans qu'ils ne soient nécessaires.

Il y a surmédicalisation lorsque des traitements (soins, médicaments ou hospitalisations) sont prescrits en trop grande quantité ou sans qu'ils ne soient nécessaires.

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

L'Alliance des organisations de consommateurs va lancer l'an prochain une campagne d'information pour sensibiliser les patients et les professionnels de la santé.

Il s'agit de ne pas exposer inutilement un patient aux différents risques que comporte un acte médical, a indiqué l'Alliance en présentant son bilan 2013 et ses perspectives lundi devant la presse à Berne.

Il y a surmédicalisation lorsque des traitements (soins, médicaments ou hospitalisations) sont prescrits en trop grande quantité ou sans qu'ils ne soient nécessaires. Au niveau du diagnostic également, lors d'examens, analyses ou radiographies superflus. Des risques de surconsommation médicamenteuse existent également en cas d'automédication.

L'objectif de la campagne est de donner des conseils pratiques aux patients-consommateurs pour orienter leur choix. L'Alliance veut aussi élaborer des recommandations pour les fournisseurs de prestations, soit les divers acteurs du domaine de la santé.

Des étiquettes claires

Les organisations de consommateurs vont également s'engager dans le domaine de l'alimentation. En particulier pour que la provenance des produits et des matières premières soit clairement indiquée en soumettant une série de propositions législatives, a souligné l'Alliance.

Les ordonnances relatives à la nouvelle loi sur les denrées alimentaires vont être élaborées l'année prochaine. «Nous voulons saisir cette chance», a indiqué Sara Stalder, directrice de l'organisation alémanique de consommateurs SKS. L'objectif est que lorsqu'on achète un produit, on puisse y trouver exactement ce qui est indiqué sur l'étiquette, a-t-elle expliqué.

Les organisations de consommateurs vont en outre poursuivre leur lutte pour des tarifs de communication plus bas. «Les questions de télécommunications représentent la majorité des témoignages recueillis auprès des permanences», a expliqué l'Alliance. Et la question du roaming doit faire l'objet d'un nouveau rapport au Parlement en 2014. Un livre blanc sera ouvert aux consommateurs pour lister problèmes et solutions rencontrés.

Vote des parlementaires passés au crible

L'Alliance des organisations de consommateurs a également fait le point sur ses actions de 2013. Elle a notamment tiré un premier bilan positif de son évaluation du vote des parlementaires sur des questions de consommation.

Les organisations de consommateurs ont étudié les votes des conseillers nationaux sur une vingtaine d'objets liés à la consommation. Dans l'ensemble, les résultats sont satisfaisants, «même si des efforts peuvent encore être faits».

Les 61 députés signataires de la Charte des consommateurs lors des élections fédérales de 2011 ont bien tenu leur engagement: 81% de leurs votes vont dans l'intérêt du consommateur. En prenant en compte les voix de l'ensemble des conseillers nationaux, la proportion tombe à 50%.

A noter que les élus romands sont plus sensibles aux questions de consommation que leurs collègues alémaniques: leurs votes pro-consommateurs s'élèvent à 64%, contre 46%.

L'Alliance réunit depuis cinq ans la Fédération romande des consommateurs (FRC), la Stiftung für Konsumentenschutz (SKS) et l'Associazione consumatrici e consumatori della Svizzera italiana (ACSI).

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!