12.01.2013 à 15:08

FootballCAN-2013 - Six sélectionneurs français sur le pont (ENCADRE)

Avec 6 sélectionneurs français sur les 16 équipes participantes, la Coupe d'Afrique des nations (19 janvier-10 février) fait une nouvelle fois la part belle aux techniciens venus de l'Hexagone, dont le doyen Claude Le Roy qui fêtera sa 7e CAN avec la RD Congo, un record.

Vahid Halilhodzic (Algérie): Le technicien franco-bosnien s'apprête à disputer sa 2e CAN après son échec en quart de finale à la tête de la sélection ivoirienne en 2010 et son limogeage dans la foulée. Cette fois, l'ancien entraîneur du Paris SG compte bien surfer sur la belle vague du football algérien après la demi-finale de la CAN-2010 et la qualification pour le dernier Mondial. Avec des éléments offensifs de qualité (Feghouli, Boudebouz, le néo-Marseillais Kadir), les Algériens, dont l'unique sacre continental remonte à 1990, ont un bon coup à jouer malgré un 1er tour délicat dans le groupe D avec la Côte d'Ivoire de Drogba, la Tunisie et le Togo. Claude Le Roy (RD Congo): A 64 ans, le plus africain des entraîneurs français retrouve pour la 7e fois (un record) son tournoi fétiche avec la RD Congo, qu'il avait menée en quart de finale en 2006. Vainqueur en 1988 avec le Cameroun, Le Roy mise surtout sur l'ossature du Tout Puissant Mazembé pour s'extraire d'un groupe B où il retrouvera de vieilles connaissances, les Black Stars du Ghana qu'il avait conduits en demi-finale en 2008. "J'ai toujours atteint au moins les quarts de finale, j'espère continuer dans cette tradition", avait déclaré le Français après le tirage au sort. Sabri Lamouchi (Côte d'Ivoire): L'ancien international français n'a pas choisi la facilité pour son baptême du feu en tant que sélectionneur. Il aura en effet une énorme pression avec la Côte d'Ivoire de Drogba et des frères Touré, une nouvelle fois grandissime favorite de la CAN. Soit il parvient à mener enfin cette génération dorée à la victoire finale, soit il rejoindra la cohorte des entraîneurs ayant échoué dans la quête du trophée suprême africain, qui fuit les Eléphants depuis 1992. Patrice Carteron (Mali): L'ancien défenseur lyonnais et stéphanois a pris la relève d'Alain Giresse, demi-finaliste surprise en 2012. Hormis le retour du Parisien Mohamed Sissoko, la sélection malienne, toujours bâtie autour de l'ex-blaugrana Seydou Keita, n'a guère évolué par rapport à la dernière édition, seul Mahamadou Diarra manquant une nouvelle fois à l'appel comme en 2012. Didier Six (Togo): L'ex-attaquant des Bleus (52 sélections, 13 buts) sera l'une des attractions de la CAN. Perdu de vue après avoir raccroché ses crampons en 1992, Six a pris tout le monde de court en optant pour le Togo en novembre 2011. A lui de bien gérer une équipe en proie depuis de nombreuses années à des soucis récurrents d'organisation et de logistique. Le flou qui entoure la composition finale de la liste des 23 et surtout la présence de l'idole Emmanuel Adebayor n'augurent ainsi rien de bon pour la suite. Hervé Renard (Zambie): Avec ses cheveux longs, sa chemise blanche et son physique de play-boy, Hervé Renard a été LA star de la CAN-2012 remportée avec la Zambie aux dépens de la Côte d'Ivoire, pourtant considérée comme intouchable. Il lui sera cependant difficile de rééditer le même exploit, les Chipolopolos étant à l'époque imprégnés et littéralement portés par le souvenir de leurs glorieux aînés dont l'avion s'était écrasé en 1993 à quelques encablures de l'aéroport de Libreville, lieu de la finale. kn/jr

(AFP)

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