JO 2016: Cancellara: «Il était difficile de faire mieux»
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JO 2016Cancellara: «Il était difficile de faire mieux»

Le Bernois, qui avait de bonnes jambes samedi, a prouvé qu'il faudrait compter avec lui pour le contre-la-montre.

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La joie de Nino Schurter avec sa médaille d'or autour du cou sur le podium (21 août 2016).

La joie de Nino Schurter avec sa médaille d'or autour du cou sur le podium (21 août 2016).

Keystone
Avec trois médailles d'or, deux d'argent et deux de bronze, l'objectif minimal a été dépassé pour la Suisse à Rio.

Avec trois médailles d'or, deux d'argent et deux de bronze, l'objectif minimal a été dépassé pour la Suisse à Rio.

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Après des médailles de bronze et d'argent en 2008 et 2012, Nino Schurter s'est enfin paré d'or en VTT (21 août 2016).

Après des médailles de bronze et d'argent en 2008 et 2012, Nino Schurter s'est enfin paré d'or en VTT (21 août 2016).

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«La tactique mise en place a longtemps fonctionné. Mais objectivement, il était difficile de faire mieux»: équipier de luxe du leader de l'équipe de Suisse Sébastien Reichenbach samedi lors de la course en ligne des JO de Rio, Fabian Cancellara a parfaitement résumé la situation en zone mixte.

«Michael Albasini était présent dans la première échappée. Sébastien, Steve (Morabito) et moi sommes restés très longtemps tous les trois dans le peloton principal», a souligné le Bernois, qui avait de bonnes jambes samedi - il était encore dans le coup à un peu plus de 20 km de l'arrivée et a terminé en roue libre - et a prouvé qu'il faudrait compter avec lui pour le contre-la-montre de mercredi.

La frustration de Reichenbach

«Je peux être satisfait d'avoir terminé dans le top 20», a pour sa part lâché Sébastien Reichenbach, 19e à 3'31'' du champion olympique Greg Van Avermaet. «Mais il y a de la frustration, car j'avais vraiment les jambes pour faire mieux. Fabian m'avait dit qu'il se sentait suffisamment bien pour rouler pour moi. Quand un champion de sa trempe te dit cela, tu as d'autant plus envie de bien faire.»

Le Martignerain pouvait encore lui aussi espérer s'illustrer à 20 km de l'arrivée. Mais il avait alors déjà laissé passer sa chance: «Je suis parti en contre-attaque (réd: à environ 45 km de l'arrivée, alors que Fabian Cancellara venait de lâcher prise dans la deuxième des trois ascensions de la Vista Chinesa). Mais j'ai hésité à tout donner, car j'ai pensé qu'il était trop tôt pour tenter vraiment ma chance», a expliqué le 14e du dernier Tour de France.

«J'ai ensuite manqué de jus dans le final. J'avais même des crampes. C'était dur de me ravitailler alors que je n'avais plus d'équipier. J'avais perdu un peu d'énergie pour revenir dans le peloton principal à la suite d'un ennui mécanique connu sur le quatrième passage sur les pavés», a précisé le grimpeur de la FDJ, dont le guidon s'était desserré.

Les ennuis de Morabito

Ce sont peut-être les ennuis mécaniques de Steve Morabito qui ont causé la perte de la formation helvétique. «J'ai connu à deux reprises un problème de chaîne, dans la première montée de la Vista Chinesa (réd: à quelque 70 km de l'arrivée), puis dans la descente qui a suivi», a-t-il expliqué. «J'avais dépensé beaucoup d'énergie en aidant Sébastien à revenir», a poursuivi le Montheysan, qui a abandonné à quelque 60 km de l'arrivée.

Michael Albasini a pour sa part mis pied à terre quelques minutes plus tard, après avoir passé la majeure partie de sa journée dans le groupe de tête. «C'était ma seule chance de réussir quelque chose. J'ai essayé de la saisir, mais je n'avais pas les jambes aujourd'hui (réd: samedi). Notre groupe (réd: six fuyards) était trop petit pour espérer mieux», a lâché le Thurgovien, qui a lâché prise à 77 km de l'arrivée lors de la première ascension de la Vista Chinesa.

(ats)

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