Publié

Ski de fondCandide Pralong: «c'est bon signe pour le 15 km libre»

Deuxième meilleur Suisse du skiathlon (31e total), le Valaisan a savouré sa première expérience olympique. Il attend la suivante avec impatience.

par
Stéphane Combe
PyeongChang
Keystone

Candide Pralong, vous terminez deuxième meilleur Suisse derrière Dario Cologna. Vous marquez des points en vue du relais?

Terminer deuxième Suisse, c’est pas mal, mais il ne faut pas regarder le rang suisse. Je m’attendais à un début de course un peu plus lent, comme c’est mon point faible. Mais le classique a finalement été très rapide et les solides devant ne m’ont pas attendu. J’ai serré les dents. Puis lors du skating, j’ai rattrapé quelques places. Je reste assez content, même si je voulais encore un peu mieux en matière de résultat.

Comment était-ce de vivre cette première journée de compétition aux JO?

C’est spécial, car autour de la compétition, c’est beaucoup plus grand, on se rend compte qu’on est très suivi. Après, quand on arrive sur le site de course, c’est pareil que d’habitude: une course comme une autre, les mêmes adversaires et un parcours qui ressemble à la Coupe du monde. C’est surtout avant et après qu'on ressent l'ambiance des Jeux.

Encore une fois, les conditions étaient dantesques entre froid et bourrasques de vent. Cela a-t-il influencé la course?

C’est surtout le vent qui compliquait la tâche. Le froid ça allait, on était équipé. Durant la partie classique, les traces étaient souvent recouvertes de neige fraîche à cause du vent. C’était dur de faire crocher le ski à ce moment-là. J’ai essayé de rester dans le groupe principal pour profiter de l’aspiration comme à vélo. Mais je me suis retrouvé isolé et il n’y avait ensuite plus le choix.

Le vainqueur, Krüger, est tombé avant de remonter tout le peloton. Vous l'avez vu passer comme une fusée ?

Je pensais qu’il n'était pas bien et en arrivant, je vois qu'il a gagné… Il a été solide. A l’avant c’est parti vite mais ça s’est calmé assez vite. Il est revenu gentiment sans paniquer. Souvent quand on tombe on veut tellement revenir vite qu’après dix minutes on explose. Et lui a bien géré ça. C’est en skating qu’il est plus fort. Franchement chapeau.

Y avait-il une différence de matériel avec les Norvégiens pour expliquer l'échec de Cologna ?

Je pense qu’on avait de bons skis, c’était pas ça le problème. J’espère surtout pour Dario qu’il va accrocher une médaille dans les prochaines courses. Il fait sixième, ça veut dire qu’il est en forme. Ça peut le faire, même si on aurait aimé le voir sur le podium. Moi je me réjouis de prendre part au 15 km skating vendredi, car je me sentais bien mieux aujourd’hui dans ce style.

Un mot sur l’ambiance ?

C’est assez spécial, on est pas mal dépaysé quand on arrive en Asie. C’est une autre culture, on voit certes des athlètes d'autres pays au village olympique. Mais la culture coréenne, je ne connaissais pas, c’est assez sympa à découvrir.

Et la nourriture, vous avez-pu la tester aussi ?

Au villlage olympique, on peut manger de tout. Alors oui, les premiers jours j’ai testé quelques trucs, mais je suis vite revenu aux nourritures traditionnelles avant la course (rires).

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!