25.04.2014 à 06:39

Cantat de retour dans l'arène des festivals

Printemps de Bourges

Bertrand Cantat a été chaleureusement accueilli jeudi au Printemps de Bourges, où il a été rejoint sur scène par ses amis de Shaka Ponk pour le concert de son nouveau groupe Détroit.

AFP

Détroit, le duo qu'il a formé avec le multi-instrumentiste Pascal Humbert, a fait ses premiers pas sur scène il y a seulement quelques jours à Clermont-Ferrand.Très attendue, la tournée affiche complet depuis plusieurs mois et une série de Zénith est déjà prévue cet automne dans la foulée d'un premier album «Horizons» qui s'est vendu à 160.000 exemplaires depuis sa sortie en novembre.

Ovation des festivaliers

Mais la venue de Détroit au Printemps de Bourges jeudi avait valeur de symbole. Pour la première fois, Bertrand Cantat allait se retrouver devant un public qui ne lui était pas forcément acquis, dans une soirée où se produisait également Girls in Hawaii, Fauve et les Anglais de Metronomy.

D'emblée, l'ancien chanteur de Noir Désir a pu être rassuré. Dès son arrivée sur scène, il a été accueilli par une ovation des festivaliers.En quelques concerts seulement, Détroit, épaulé sur scène par trois musiciens supplémentaires, a déjà gagné en assurance.Très à l'aise, juvénile malgré ses 50 ans, Betrand Cantat est toujours aussi charismatique, jouant avec sa voix puissante et éraillée.Après avoir longtemps joué les invités de groupes amis, il peut rendre cette fois la pareille en faisant monter sur scène Sam, la chanteuse de Shaka Ponk qui l'accompagne sur «Sa Majesté», un des titres de Détroit.Le son est résolument rock, rappelant souvent celui de Noir Désir.

Mais l'essentiel du concert est consacré au nouveau répertoire du groupe.L'atmosphère sombre de l'album, comme les chansons «Horizon» sur la prison ou «Ange de désolation», se ressent sur l'ambiance de la soirée. Le public applaudit chaleureusement chaque titre, mais écoute en silence, sans s'enflammer.Le concert pâtit aussi de quelques longueurs et d'un rythme qui varie peu, sauf sur la fin. Après deux morceaux dépouillés à la guitare et au violoncelle -- dont le beau et désolé «Droit dans le soleil» --, le groupe finit par une version explosive de «Tostaky» sur laquelle le public se libère enfin.

(AFP)

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