Espagne: Carles Puigdemont investi président de la Catalogne

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Le parlement catalan a voté dimanche soir l'investiture de Carles Puigdemont, qui doit former son cabinet, avec pour mandat de mener la région vers la sécession de l'Espagne.

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L'ancien président de la région espagnole de Catalogne, le séparatiste Artur Mas (2010-2016), a été condamné lundi à deux ans d'interdiction d'exercice de fonctions publiques électives pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation sur l'indépendance interdite par la justice.

L'ancien président de la région espagnole de Catalogne, le séparatiste Artur Mas (2010-2016), a été condamné lundi à deux ans d'interdiction d'exercice de fonctions publiques électives pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation sur l'indépendance interdite par la justice.

AFP
Ouverture ce lundi à Barcelone du procès de l'ancien président catalan Artur Mas, poursuivi pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation sur l'indépendance de la Catalogne. (6 février 2017)

Ouverture ce lundi à Barcelone du procès de l'ancien président catalan Artur Mas, poursuivi pour avoir organisé en novembre 2014 une consultation sur l'indépendance de la Catalogne. (6 février 2017)

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Plusieurs milliers de partisans se trouvaient près du tribunal pour protester.  (6 juillet 2017)

Plusieurs milliers de partisans se trouvaient près du tribunal pour protester. (6 juillet 2017)

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L'indépendantiste Carles Puigdemont a été investi dimanche soir président de la Catalogne. Il a désormais pour mandat de mener la région vers la sécession de l'Espagne, en 2017 au plus tard.

«Vive la Catalogne libre», a clamé le nouveau président régional, âgé de 53 ans, après avoir obtenu les votes favorables de 70 élus sur 135 au parlement, 63 voix contre et deux abstentions.

Le président régional sortant Artur Mas a cédé samedi aux pressions de ses détracteurs et a renoncé à briguer un nouveau mandat. Le retrait de sa candidature a permis la formation d'une coalition de gouvernement, qui va des conservateurs à la gauche anticapitaliste.

Profiter de la majorité absolue

Cette coalition entend profiter de la majorité absolue obtenue lors des élections régionales pour proclamer d'ici 18 mois l'indépendance de la Catalogne.

Membre du même parti qu'Artur Mas, Carles Puigdemont, journaliste de langue catalane, est peu connu en dehors de Gérone, une ville de 97'000 habitants à 100 km au nord de Barcelone. ll en est maire depuis 2011. «Nous avons un projet en marche, solide et qui va dans la bonne direction», a-t-il commenté sur son compte twitter après l'accord in extremis qui permet aux indépendantistes de reprendre leur bras de fer avec Madrid.

Madrid affaibli

Les indépendantistes regroupent leurs forces alors qu'à Madrid les élections législatives du 20 décembre ont laissé un parlement fragmenté. Les conservateurs du chef du gouvernement sortant Mariano Rajoy ont perdu la majorité absolue et cherchent en vain des partenaires pour former une coalition.

«La coalition indépendantiste profite du vide de pouvoir à Madrid», titrait dimanche le journal conservateur en ligne El Español.

Face à la rébellion de la plus riche région d'Espagne, le cabinet de Mariano Rajoy a insisté samedi sur la nécessité pour le «prochain gouvernement d'Espagne de compter sur une large base parlementaire qui garantisse la stabilité et la capacité (de) faire face au défi indépendantiste».

Programme indépendantiste

Les indépendantistes veulent mettre en œuvre le programme avec lequel ils ont remporté la majorité absolue de 72 sièges sur 135 au parlement régional, avec 47,8% des voix, le 27 septembre dernier. En novembre déjà, ils ont adopté une résolution proclamant le début du processus de sécession et l'insoumission aux institutions de l'Etat espagnol.

Mais leur plan a failli échouer en raison du désaccord entre les 62 députés de la coalition «Junts pel si» (Ensemble pour le oui), formée par Artur Mas, et les 10 députés anticapitalistes de la Candidature d'unité populaire (CUP). La petite formation d'extrême gauche refusait de reconduire Artur Mas à la tête du gouvernement, lui reprochant sa politique d'austérité et la corruption de son parti.

Le retrait de Artur Mas permet d'éviter la convocation de nouvelles élections où les indépendantistes risquaient de perdre leur toute nouvelle majorité. «Ils savent que s'il y avait de nouvelles élections, leur projet échouerait lamentablement», a commenté Inès Arrimadas, leader de Ciudadanos en Catalogne.

(ats)

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