Football: Carlitos: «Envie de faire taire les critiques»

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FootballCarlitos: «Envie de faire taire les critiques»

Le Portugais du FC Sion a été brillant dimanche lors de la victoire valaisanne face à Thoune (7-2). Interview.

par
Tim Guillemin
Sion
Carlitos jubile avec ses coéquipiers Adryan, centre, et Matheus Cunha, droite.

Carlitos jubile avec ses coéquipiers Adryan, centre, et Matheus Cunha, droite.

Keystone

Auteur du 1-0 sur un coup-franc rentrant qui a traversé toute la défense bernoise, Carlitos a reçu une ovation à sa sortie. Le public de Tourbillon a adoré la prestation de l'un de ses joueurs préférés. Qui a accepté de se confier juste après.

Carlitos, on vous a vu énervé de sortir malgré les applaudissements du public, c'est juste?

Oui, complètement (rires). C'est oublié maintenant, mais je prenais tellement de plaisir sur le terrain que je voulais rester. Ce n'était rien contre l'équipe, simplement que je voulais continuer à jouer.

On a effectivement senti que vous preniez énormément de plaisir...

Oui, c'était un super match, très offensif de notre part. Avec Adryan, Matheus Cunha et Pajtim Kasami, on s'est très souvent trouvés et on a pu faire de belles différences balle au pied.

Comment expliquer ce festival offensif après des mois de misère?

Par le travail, tout simplement. On a toujours su qu'on avait du talent, que cette équipe pouvait être performante, mais il fallait le prouver. Et ça, c'est en travaillant ensemble qu'on y arrive. On ne peut pas changer 14 ou 16 joueurs et espérer que ça vienne d'un seul coup. On a travaillé, on a progressé et on essaie de sortir de la situation dans laquelle on se trouve.

Vous êtes sur la bonne voie, là, non?

On a quitté la dernière place, c'est déjà bien. Mais rien n'est fini. On doit se servir de cette victoire pour faire encore mieux, pour prendre de la confiance.

À titre personnel, vous n'avez pas joué à l'automne, pas fait de préparation collective et vous arrivez comme si vous n'aviez jamais arrêté. C'est quoi votre secret?

C'est l'expérience. Je me connais, je connais mon corps. Même sans préparation collective, je savais que j'étais prêt.

En fait, vous êtes meilleur sans préparation?

Non, non, quand même pas (rires). Mais je me sens très bien, prêt à donner encore plus.

Ça vous énervait d'entendre: «Carlitos est trop vieux» ou «Il n'est pas prêt»?

Oui, bien sûr. Je n'ai que 35 ans, je suis en forme. Alors entendre ça, ça me rendait furieux. Mais c'est un mal pour un bien.

Comment ça?

Ça me motivait à tout donner. Et ça me motive encore, d'ailleurs. J'ai envie de faire taire les critiques concernant mon âge. À 35 ans, on n'est pas vieux.

On vous a même vu signer des autographes sur le banc, c'est plutôt inhabituel, non?

Ah, vous avez vu (rires)? C'est normal, je trouve. Des enfants se sont approchés de moi et j'avais envie de leur faire plaisir. À leur âge, c'était important pour moi.

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