23.07.2017 à 11:37

Succession Didier BurkhalterCassis reste favori dans la course au Conseil fédéral

Malgré les annonces de candidature de Jacqueline de Quattro et Olivier Français, le Tessinois Ignacio Cassis est «pratiquement élu», selon la presse dominicale.

von
cht/ats
Ignazio Cassis prend la situation avec calme, indique-t-il dans la presse suisse de ce dimanche.

Ignazio Cassis prend la situation avec calme, indique-t-il dans la presse suisse de ce dimanche.

Keystone

La succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter se taille la part du lion dans les colonnes de la presse dominicale. Malgré la concurrence féminine romande qui se dessine, le libéral-radical Ignazio Cassis part favori dans la course à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter, affirme le président du PDC Gerhard Pfister.

Le Tessinois est pratiquement élu, souligne le conseiller national lors d'un entretien avec les journaux alémaniques Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. D'après lui, cela ne sera toutefois pas de tout repos pour Ignazio Cassis qui devra tenir bon sur la longueur, soit jusqu'au 20 septembre. Car la critique des médias et des autres partis risque de se focaliser sur le candidat italophone.

Interrogé justement par le Matin Dimanche sur cette probable difficulté, Ignazio Cassis prend la situation avec calme et avertit qu'il la gérera avec le silence: «je laisse les gens dire ce qu'ils désirent, sans réagir aux provocations». De toute façon, il n'a pas le choix, constate le candidat avec fatalité, puisque la section cantonale du PLR a décidé, contre son avis, relève-t-il, d'annoncer très tôt une seule candidature.

Ignazio Cassis défend par ailleurs sans surprise une présence italophone au gouvernement. «Je crois que la question du genre est secondaire», affirme le Tessinois, candidat à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter, toujours lors de sa rencontre avec l'hebdomadaire romand.

«Que ce soit en politique ou en économie, si j'étais femme, je serais presque vexée qu'on me choisisse parce que je suis femme», prétend celui qui siège au Parlement depuis dix ans. Et le libéral-radical d'indiquer qu'il préférerait être choisi pour «sa valeur, sa capacité intellectuelle, son expérience». S'il est élu le 20 septembre prochain, Ignazio Cassis souhaite avant tout «donner une direction à notre politique».

Deux Vaudois en lice

Pour rappel, la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro a annoncé samedi sa candidature à la candidature en vue de la succession pour le siège de Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Elle est à la disposition du PLR vaudois jusqu'au 10 août, jour où le comité directeur rencontre et choisit ses éventuels candidats.

Le sénateur vaudois PLR Olivier Français s'est dit également prêt samedi soir à se lancer dans la course au Conseil fédéral. Interrogé au TJ de 19h30 de la RTS sur le fait que les Romands devraient laisser au Tessin le siège de Didier Burkhalter, il a répliqué que «chacun est légitime de revendiquer. Selon les statistiques, au niveau des quotas, le canton de Vaud est déficitaire par rapport au Tessin, au canton de Berne et de Zurich».

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!