Athlétisme: Caster Semenya: «Je peux faire ce que je veux»
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AthlétismeCaster Semenya: «Je peux faire ce que je veux»

Faute de pouvoir s'aligner sur 800m, sa distance de prédilection, Caster Semenya se lance sur 200m. L'objectif? Les JO.

Caster Semenya, tout sourire vendredi soir à Pretoria.

Caster Semenya, tout sourire vendredi soir à Pretoria.

AFP

La spécialiste du 800m Caster Semenya s'est montrée optimiste sur ses chances de réaliser les minima nécessaires pour courir sur 200m aux Jeux olympiques de Tokyo cet été. «Je me décris moi-même comme super-naturelle. Je peux faire ce que je veux», a lancé vendredi soir à la presse l'athlète sud-africaine après avoir remporté un 200 m régional disputé dans la capitale Pretoria.

Pour aller aux Jeux de Tokyo, la native de Polokwane doit toutefois courir le 200m en moins de 22 secondes 80, le minimum imposé aux athlètes pour se qualifier. Vendredi à Pretoria, la double championne olympique du 800 m n'a réalisé que 23 secondes 49. Mais en deux courses disputées à une semaine d'écart, elle a déjà amélioré sa référence personnelle sur la distance, établie en 2019, de 77 centièmes.

Privée de 800m

Caster Semenya a annoncé vendredi son intention de participer aux Jeux sur 200 m. «Mon rêve a toujours et sera toujours de participer à mon sport au plus haut niveau», a-t-elle écrit sur sa page Instagram. À 29 ans, l'athlète ne peut plus courir sur sa distance de prédilection en raison d'un nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (World Athletics, anciennement IAAF) concernant le taux de testostérone des athlètes.

La Fédération estime que les femmes hyperandrogènes, qui produisent naturellement cette hormone masculine, ont un avantage en compétition sur leurs adversaires. Elle a donc interdit à Semenya et à d'autres athlètes de participer à des courses allant du 400 mètres au mile, sauf si elles décident de prendre des médicaments pour faire baisser leur taux de testostérone.

Bataille perdue

Semenya, championne du monde pour la première fois en 2009 à 18 ans, a refusé de se soumettre à ce règlement et perdu en juillet dernier sa bataille judiciaire pour le faire annuler. «J'ai l'habitude de courir deux tours de piste et maintenant je cours la moitié d'un tour. Il faut s'adapter, ce qui n'est pas facile, mais tout est possible», a estimé après sa course celle qui s'est aussi lancée dans le football depuis septembre dernier.

«Avec ce que j'ai déjà fait - j'ai déjà couru trois 200 m - (je pense que) c'est faisable», a insisté Semenya. «Vous me connaissez, je me remets toujours en cause». Pour se qualifier, elle doit réaliser les minima olympiques d'ici au 29 juin prochain.

afp/jsa

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