Espagne: Catalogne: Sanchez dit non à l'indépendance
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EspagneCatalogne: Sanchez dit non à l'indépendance

La perspective d'une autonomie de la Catalogne ne serait pas envisageable tant que les socialistes seront au pouvoir.

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La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)

La Cour des comptes espagnole a réclamé à l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont et près de 30 autres dirigeants séparatistes 4,4 millions de francs. Il s'agit de la somme dépensée, selon elle, pour organiser le référendum d'autodétermination interdit de 2017. (Mercredi 29 janvier 2020)

AFP
Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)

Six séparatistes catalans condamnés à la prison pour la tentative de faire sécession d'Espagne en 2017 sont sortis exceptionnellement de prison mardi pour comparaître devant une commission du parlement régional catalan. (Mardi 28 janvier 2020)

AFP
Le président indépendantiste catalan Quim Torra, condamné pour désobéissance, a perdu lundi son mandat de député régional après avoir été lâché par l'autre grande composante du mouvement séparatiste. (27 janvier 2020)

Le président indépendantiste catalan Quim Torra, condamné pour désobéissance, a perdu lundi son mandat de député régional après avoir été lâché par l'autre grande composante du mouvement séparatiste. (27 janvier 2020)

AFP

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a assuré que tant que les socialistes seront au pouvoir, «il n'y aura pas d'indépendance en Catalogne», ni de référendum d'auto-détermination. Il s'exprimait à trois semaines des élections législatives du 28 avril.

«Non c'est non. S'il y a un gouvernement socialiste, il n'y aura pas d'indépendance en Catalogne, il n'y aura pas de référendum sur l'indépendance et ce n'est pas en Catalogne que va se briser la Constitution espagnole, cela ne se produira pas», a déclaré dimanche M. Sanchez lors d'une réunion du Parti socialiste à Saragosse (nord-est).

Soulignant le caractère anti-constitutionnel d'une éventuelle indépendance catalane et le fait que «la communauté internationale avait tourné le dos aux leaders indépendantistes», en référence à la tentative de sécession d'octobre 2017, M. Sanchez a assuré qu'une telle option ne «se produirait pas, surtout et d'abord, parce que les Catalans eux-mêmes ne veulent pas l'indépendance de la Catalogne».

Polémique

Ces déclarations interviennent après la polémique suscitée par les propos fin mars d'un dirigeant socialiste en Catalogne, Miquel Iceta, qui avait déclaré dans une interview que si «65% des citoyens (catalans) veulent l'indépendance, la démocratie doit trouver un mécanisme pour le permettre».

La droite avait fustigé ces déclarations, affirmant que M. Sanchez était en train de «négocier l'indépendance de la Catalogne» avec les séparatistes. La population catalane (7,5 millions d'habitants) est divisée à parts à peu près égales entre partisans et adversaires de l'indépendance mais les séparatistes ont remporté une courte majorité des sièges au parlement régional en 2015 et en 2017.

Les discussions ont échoué

Depuis son arrivée au pouvoir en juin dernier, M. Sanchez a cherché à nouer un dialogue avec les séparatistes, contrairement au gouvernement conservateur précédent. Mais les discussions ont tourné court, les séparatistes reprochant au gouvernement ne pas répondre à leurs demandes et la droite l'accusant de céder au «chantage» des premiers.

Le chef du gouvernement a été contraint en février de convoquer des élections anticipées après le rejet au Parlement de son budget par les séparatistes catalans et la droite.

Le problème de la Catalogne n'est pas l'indépendance mais la «cohabitation», aussi pour le résoudre, il y a deux chemins, a poursuivi M. Sanchez: «Continuer la confrontation, comme le veulent la droite et les indépendantistes, ou appeler au dialogue (...), ce que défend le Parti socialiste».

(ats)

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