Actualisé 15.03.2019 à 08:00

Hockey sur glaceCe LHC peut aller loin

Lausanne a fait oublier son départ manqué dans la série en s'imposant avec panache contre Langnau.

par
Jean-Claude Schertenleib, Lausanne

Mardi soir, à l’Ilfishalle de Langnau, on avait vu un LHC «facile», dominateur, très bien organisé, extrêmement réaliste. Mais on avait aussi compris, ce soir-là, que les Tigres de Langnau n’étaient pas dans leur meilleure forme. Les avocats de la défense emmentaloise rappelaient d’ailleurs qu’il leur manquait la vitalité d’Harri Pesonen. Et faisait remarquer que Christopher Di Domenico n’avait pas beaucoup joué au premier tiers, puni par le sévère mais si efficace Heinz Ehlers pour une erreur commise en tout début de rencontre. C’est vrai que ces Tigres-là ne faisaient pas vraiment peur. En tous les cas pas à des Lions bien domptés.

La curiosité était donc grande avant ce troisième affrontement, car on se disait que Langnau allait devoir réagir et on savait qu’après son couac du premier match à Malley, Lausanne voulait montrer à son public – se prouver à soi-même, aussi – qu’il était capable de beaucoup mieux.

C’est fait. Avec un certain panache, avec un courage qui ne s’est jamais démenti, avec ce mélange de rigueur dans l’organisation et de quelques gestes emplis de culot, de cette folie qui est si belle quand elle est constructive. Deux fois, Lausanne a dû revenir à la marque. Vingt fois, sa défense a dû se regrouper et que de belles fois, sur des actions rapides, variées, Bertschy, Jeffrey, Vermin et leurs copains sont partis jouer les déclencheurs de panique devant la cage d’un Damiano Ciaccio qui aura, par moments, attrapé un véritable torticolis.

Capable de s'adapter

5-2, le résultat est net. La manière encourageante, car l’adversaire ne s’est pas offert en victime expiatoire, il a tout essayé, avec ses atouts – qui ne sont certes pas ceux du LHC, à l’image d’un Di Domenico encore bien nerveux -, avec ses tripes. Mais en face, il y avait tout simplement plus. Il y avait mieux. Il y a une équipe qui peut aller loin dans ce championnat, parce qu’elle a de l’ampleur, des armes variées et un équilibre qui est, à ce stade de la saison, un atout souvent décisif.

On joue trois actions sur Jeffrey, à la quatrième, c’est Emmerton qui offre un festival; à la suivante, c’est Bertschy qui fait valoir sa pointe de vitesse, avant de laisser la vedette à Vermin, la malice faite attaquant de hockey sur glace.

Ce n’est certes que 2-1 dans la série. Il serait faux de sombrer dans l’euphorie, mais cette semaine, lors de deux rencontres totalement différentes, le LHC a montré qu’il était capable de s’adapter. C’est aussi un atout, qu’il faudra ressortir samedi prochain. Car Langnau, à domicile, va être obligé de réagir. Il en va de l’honneur de toute une vallée...

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