Actualisé 17.09.2019 à 09:24

Ce n'est pas à la Confédération de payer le déficit

Fête des vignerons

Pour les élus vaudois à Berne, pas question de demander une aide pour boucher le trou de la fête. L'affaire doit se régler en famille.

par
lematin.ch
Ce sont les représentations en journée qui n'ont pas fait le plein qui pèsent à la fin sur les comptes de la fête. Mais certains mettent en cause aussi des dépenses d'infrastructures et d'équipements trop fastueuses.

Ce sont les représentations en journée qui n'ont pas fait le plein qui pèsent à la fin sur les comptes de la fête. Mais certains mettent en cause aussi des dépenses d'infrastructures et d'équipements trop fastueuses.

Cyril Zingaro, Keystone

Membre du Conseil de la Confrérie des Vignerons, le conseiller national et syndic de Montreux, Laurent Wehrli (PLR/VD), n'est pas surpris du déficit annoncé de la fête: «Dès le moment où la billetterie de jour affichait un manque, il fallait s'attendre à cela. Nous avons fait le pari de faire des représentations la journée pour permettre à des gens de venir de Suisse alémanique ou pour les personnes âgées. C'était une prise de risque. Cela dit, même les représentations les moins fréquentées avaient quand même 11 000 spectateurs

Des solutions cantonales

Évalué entre 15 et 20 millions, cette perte pourrait-elle faire l'objet d'une demande d'aide à la Confédération ? «C'est quelque chose qui doit se régler sur le plan vaudois», estime Frédéric Borloz (PLR/VD), syndic d'Aigle, qui avoue avoir vu quatre fois le spectacle de manière enthousiaste: «Cette fête a eu une dimension nationale, voire internationale avec un millier de journalistes qui sont venus. Attendons déjà de connaître le résultat final. Ensuite, avec l'économie privée, les communes concernées, les communes viticoles et la fortune de la confrérie, on devrait trouver des solutions dans le canton.»

Dissuasif pour les familles

Pour la conseillère aux Etats, Géraldine Savary (PS/VD), il n'est «ni possible, ni souhaitable» de demander une aide après coup à Berne pour un spectacle privé. Si elle n'entend pas «donner des leçons pour ce qui a été une belle fête», elle estime que la confrérie aurait dû avoir un peu plus d'humilité: «Le prix des places à 200 ou 250 francs a été un frein pour les familles. Peut-être que la prochaine fois elle devrait faire un budget avec une aide publique ou des sponsors qui permettront d'avoir des places moins chères.»

Les épées laser déjà recyclées...

Cependant, hors micro, d'aucuns pensent que le manque à gagner sur la billetterie n'est pas la seule cause du déficit. Le budget des investissements en infrastructures et en équipements a sans doute été dépassé:« «Rien n'était trop beau ni trop cher pour la mise en scène», fait remarquer une élue qui évoque «de simples tabliers qui ont coûté 400 francs. A la fin le déficit sera pour moitié à cause de la billetterie et l'autre moitié pour des dépassements.» Un autre fait remarquer que les épées lasers des Cent Suisses de la fête – «qui ont coûté le lard du chat» – ont suivi le metteur en scène dans son nouveau spectacle à Genève, «Einstein on the Beach».

Un emprunt ou un don ?

Eric Felley

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!