Zurich: «Ce ne sont pas les cendres de mon chat»

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Zurich«Ce ne sont pas les cendres de mon chat»

Une retraitée zurichoise est persuadée que le crématoire a malencontreusement échangé les cendres de son animal de compagnie contre celles d'un autre. L'entreprise, elle, assure que non.

par
ofu
20 Minuten

«Mon chéri est mort il y a deux ans. Il me manque encore aujourd'hui», raconte à 20 Minuten une retraitée alémanique, tout en regardant la photo de son défunt chat. «C'était un animal incroyable. Un vrai gentleman.»

Afin qu'il puisse être près d'elle même après la mort, la Zurichoise l'a fait incinérer. Mais pour enfin faire le deuil de son chat, elle a décidé il y a quelques semaines de répandre les cendres dans son jardin. «Je voulais les mettre près de l'arbre où il aimait bien s'assoir.»

«Elles ont été échangées»

Or en ouvrant le sac contenant les restes du félin, la senior a eu un choc: «Ce ne sont pas les cendres de mon chat! Elles ont été échangées.» La retraitée en est persuadée. «Les restes de mon autre chat ne ressemblaient pas du tout à ça. En plus, j'ai retrouvé des petits cailloux dans les cendres. Je crains qu'on ait ajouté du ciment dans le sachet.»

Loin d'elle de vouloir clouer au pilori le crématoire, elle conseille simplement aux personnes d'être présentes personnellement lors de l'incinération de leur animal de compagnie.

La couleur peut varier

Contacté, le crématoire en question ne peut pas s'imaginer qu'une erreur se soit produite. «Dès que l'animal arrive chez nous, nous lui mettons une puce permettant de l'identifier», explique Esther Sager du crématoire pour animaux Seon. Elle comprend cependant la réaction de Zurichoise: «La quantité de cendres varie d'un animal à un autre. Et même deux chats de même poids peuvent générer différentes quantités de cendres.» Esther Sager précise ainsi que c'est l'ossature et non le poids de l'animal qui est déterminante. Elle ajoute par ailleurs que la couleur des cendres dépend de la durée de la crémation ainsi que des jouets, du collier, des couvertures et autres objets incinérés avec le chat.

Nadja Morf, de l'institut de médecine légale de Zurich, explique de son côté qu'il est presque impossible de déterminer de quel animal il s'agit en se basant uniquement sur les cendres. Et pour pouvoir faire une analyse ADN, il faut au minimum un bout d'ossement relativement grand.

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