Politique agricole: «Ce n’est pas au Conseil fédéral de dire ce qu’on a le droit de manger»
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Politique agricole«Ce n’est pas au Conseil fédéral de dire ce qu’on a le droit de manger»

Guy Parmelin a fait l’éloge d’une production locale pour assurer un approvisionnement alimentaire sûr et durable en Suisse.

Pour le Conseil fédéral, l’approvisionnement local et durable est la clé de voûte de la politique agricole.

Pour le Conseil fédéral, l’approvisionnement local et durable est la clé de voûte de la politique agricole.

Franziska Rothenbühler

Davantage de produits locaux, sains, préservant l’environnement et le bien-être animal, tels sont les grands axes de la future politique agricole du Conseil fédéral pour les années à venir. Et les objectifs sont ambitieux: augmenter la production suisse de 50% d’ici à 2050, tout en diminuant les émissions de CO₂ de 40% par rapport à 1990.

Le ministre de l’Économie Guy Parmelin a présenté, jeudi après-midi à Berne, les grandes lignes du rapport sur la future politique agricole intitulée PA22+. Le conseiller fédéral a défendu une approche «globale» qui prend tous les acteurs de la chaîne en compte, du producteur aux consommateurs en passant par les distributeurs.

Les consommateurs «décideront»

Le gouvernement promet des «instruments de la politique agricole simplifiés» et une «charge administrative allégée». Guy Parmelin a aussi appelé à limiter l’usage de pesticides et à lutter contre le gaspillage alimentaire qui «est responsable de 25% de la pollution causée par la consommation en Suisse».

Mais le cadre juridique et l’interventionnisme de l’État ne feront pas tout selon le Vaudois. «Ce sont les consommatrices et consommateurs qui décideront», a martelé Guy Parmelin durant une conférence de presse. «Seule, l’agriculture ne peut pas tout changer, affirme-t-il. Vous et moi, nous devons être conscients de l’impact de ce que nous consommons. Ce n’est pas au Conseil fédéral de déterminer ce que le consommateur a le droit de manger à la maison ou au restaurant.»

Une stratégie «floue»

La stratégie PA22+ va dans un premier temps se concentrer sur la mise en œuvre de l’ordonnance sur les pesticides présentée le 13 avril par Conseil fédéral. Guy Parmelin a annoncé vouloir tirer un premier bilan à l’horizon 2026 et, «par la suite, il s’agira d’engager une prochaine étape de la réforme agricole pour la période financière 2030-2033».

Des approches «louables»

(jba)

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