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GermanwingsCe que l'on sait du crash de l'Airbus A320

L'Airbus A320 qui s'est écrasé mardi dans le sud des Alpes françaises avec 150 personnes à bord était un avion «techniquement irréprochable». Voici ce que l'on sait de l'accident.

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Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)

Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)

AFP
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)

En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)

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Des familles de victimes sud-américaines entament une procédure en justice contre Germanwings. (Dimanche 7 mai 2017)

Des familles de victimes sud-américaines entament une procédure en justice contre Germanwings. (Dimanche 7 mai 2017)

AFP

Un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings qui s'est écrasé mardi dans le sud des Alpes françaises avec 150 personnes à bord. Il s'agit de la pire catastrophe aérienne en France depuis 30 ans.

Le vol 4U9525 de la Germanwings a décollé à 09h55 de Barcelone avec 144 passagers et six membres d'équipages à bord. Il devait rallier Düsseldorf où il était attendu à 11h57.

150 personnes, 15 nationalités

Les victimes sont originaires d'une quinzaine de pays. 72 des victimes étaient de nationalité allemande, et parmi elles deux bébés et 16 lycéens de Haltern (nord-ouest de l'Allemagne) rentrant d'un séjour linguisitique, ainsi que deux chanteurs de l'opéra de Düsseldorf Oleg Bryjak et Maria Radner.

Au moins, 51 victimes étaient espagnoles selon Madrid. D'autres nationalités ont été confirmées : Argentine, Australie, Belgique, Colombie, Danemark, Grande-Bretagne, Israël, Japon, Maroc, Mexique et Pays-Bas.

Il appartient aux autorités allemandes et espagnoles ainsi qu'à la compagnie aérienne de vérifier les nationalités et de diffuser ces informations.

La récupération des corps sera longue compte tenu de leur état et de la topographie. Les Etats-Unis et la Russie ont offert leur aide à la France pour ces opérations.

Un avion «techniquement irréprochable»

L'avion est un moyen-courrier A320, mis en service en 1991, d'abord opéré par la compagnie aérienne allemande Lufthansa puis sa filiale à bas coûts Germanwings.

C'était l'un des plus anciens A320 encore en service ayant effectué quelque 46'700 vols et 58'300 heures de vols. Selon plusieurs experts, à 24 ans, un avion est en fin de carrière mais pas obsolète, si la maintenance a été correctement effectuée. Il avait subi une grosse révision à l'été 2013.

L'avion était «techniquement irréprochable», assure la Lufthansa. Le pilote avait «plus de 10 ans» d'expérience et «plus de 6000 heures de vol», a rappelé la compagnie aérienne allemande. L'appareil était équipé des moteurs CFM56-5A1.

La chronologie du drame

Mardi à 10h30 l'avion entre sur la zone de navigation aérienne d'Aix-en-Provence (sud de la France), selon un déroulé des évènements communiqué par la ministre française en charge des transports Ségolène Royal. Il vole alors à 11'400 mètres d'altitude.

A 10h31 , l'avion commence à descendre sans autorisation du contrôle aérien et sans entrer en contact ni répondre aux contrôleurs. La descente est linéaire, 3000 pieds/minute. Il ne s'agit pas d'une descente d'urgence.

Le contrôle aérien donne l'alerte à 10h35. L'avion disparait des radars à 10h40, il n'est plus qu'à 2000 mètres d'altitude.

L'équipage n'a pas émis de «may-day» (appel de détresse). C'est le contrôle aérien qui a pris l'initiative de déclarer l'avion en détresse car il n'avait plus aucun contact avec l'équipage et l'avion.

L'avion s'est écrasé vers 1500 mètres dans une zone très difficile d'accès sur la commune de Seyne-les-Alpes. L'endroit se situe à une lattitude de 44.280321 et une longitude de 6.438421.

L'appareil a été pulvérisé en milliers de fragments, éparpillés sur près de quatre hectares dans une zone isolée à flanc de montagne.

Toutes les pistes sont envisagées

Le parquet de Marseille (sud) est chargé de l'enquête judiciaire. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) se charge de l'aspect technique des investigations auquel participe aussi le constructeur aéronautique.

Toutes les pistes sont envisagées et celle du terrorisme n'est pas privilégiée, selon des déclarations de la compagnie et de ministres français.

Plus de 300 gendarmes, une centaine de sapeurs-pompiers, 70 chasseurs alpins, soldats spécialisés dans les missions en haute montagne, étaient engagés mercredi matin sur le site du crash.

Décryptage de la boîte noire

L'une des deux boîtes noires de l'appareil, le CVR (Cockpit voice recorder) a été retrouvée dès mardi. Il contient l'enregistrement de tous les sons de la cabine de pilotage, et permet d'entendre les conversations entre le commandant de bord et le pilote, mais aussi tous les sons et annonces entendus dans la cabine de pilotage, les alarmes qui ont pu éventuellement retentir.

Il a été acheminé jusqu'aux locaux parisiens du BEA pour y être décrypté. Le BEA a publié les premières photos de cet enregistreur dont le boîtier a été très abîmé lors de l'impact au sol.

La durée pour décrypter une boîte noire est très variable selon son état de quelques heures à plusieurs semaines.

La seconde boîte noire dite FDR (Flight Data Recorder) enregistrant les données du vol aurait été retrouvée mercredi. L'information n'a pas été confirmée par les autorités.

La descente modérée de l'avion et sa trajectoire linéaire le conduisant directement sur les montagnes traduisent un comportement inexplicable de l'équipage, selon des experts.

L'équipage peut avoir été rendu inconscient, en raison d'une dépressurisation lente et d'un manque d'oxygène; le pilote peut avoir été suicidaire ou obligé par un tiers à s'écraser contre la montagne.

(AFP)

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