Publié

CyclismeCe qu’ils ont dit de la victoire de Hirschi

Le Bernois n’est plus un anonyme du peloton du Tour de France, qui a apprécié à sa juste valeur son échappée de la 12e étape.

par
Robin Carrel
Bons baisers de Corrèze.

Bons baisers de Corrèze.

KEYSTONE

Julian Alaphilippe a un peu le même profil que le jeune Suisse (ou alors est-ce l’inverse?) et il a pu mesurer mieux que quiconque l’exploit réussi par le protégé de Fabian Cancellara, pour la simple et bonne raison qu’il lui a couru après sans le rattraper… «J’ai fait de mon mieux, mais Hirschi était simplement trop costaud. J’ai fait l’effort au moment idéal. Du moins c’est ce que je pensais. Malheureusement, il était le plus fort aujourd’hui», a souligné l’ancien maillot jaune.

Max Schachmann aussi, était aux premières loges. Le coureur de la Bora a été déposé dans la dernière difficulté de la journée par le Bernois et, même s’il a collaboré avec Marc Soler pour essayer de revenir, le mal était fait. «Il était juste imbattable aujourd’hui, a reconnu l’Allemand. On avait une stratégie pour Peter Sagan, Lennard Kämna et moi, mais c’était trop dur. On n’a rien pu faire, parce que Hirschi le plus fort de nous tous.»

«On est juste tombé sur un Hirschi très fort, a corroboré le Français Quentin Pacher. On a bien essayé de revenir sur lui, mais quand on a compris qu’on ne recollerait pas, on s’est concentré sur le sprint pour les places d’honneur.» C’est réussi, puisque son coéquipier chez B&B Pierre Rolland a pris la 2e place et lui a terminé à une belle 4e place. «À 5-6 kilomètres de l’arrivée, on a compris qu’on ne reviendrait plus. Notre directeur-sport nous a dit de jouer les grosses places donc je me suis extirpé. Je fais 2e, Quentin 4e, c’est notre 9e top 10 depuis le début du Tour, mais il nous manque la victoire. Je n’ai pas de regrets car Hirschi était tout simplement plus fort», a complété Rolland.

Quand on voit Marc Hirschi qui revient à 5 points de moi et qui a des jambes de folie en ce moment…»

<strong>Benoît Cosnefroy</strong>, maillot à pois

S’il y en a un qui tremble également ces jours, c’est Benoît Cosnefroy. Le Français, porteur du maillot de meilleur grimpeur, sait qu’il a avec le Suisse un sacré morceau à affronter pour garder sa précieuse tunique: «Je vais défendre mon maillot du mieux possible, mais quand on voit Marc Hirschi qui revient à 5 points de moi et qui a des jambes de folie en ce moment… Il n’y aura pas grand-chose à faire s’il est devant.»

Parole ensuite aux lauréats du jour, le coéquipier chez Sunweb du champion du monde espoirs en 2018 Tiejs Bennot d’abord: «Notre premier but était dans l’échappée, mais c’est sorti sans nous et on a vu que les CCC et Bora contrôlaient les fuyards. Du coup, on a décidé de se focaliser sur le final. Mais là, il fallait anticiper le coup et c’est ce qu’on a fait, a analysé le Belge. On est parti devant avec Soren et un autre groupe nous a rejoints avec Hirschi dedans. On a vu qu’il était fort lors de la première semaine de course, alors on y est allé à fond pour lui. J’ai fait le pied du col et j’ai donné tout ce que j’ai pu. Marc a ensuite réussi à aller jusqu’au bout. Je trouve que c’était vraiment du bon travail d’équipe aujourd’hui, avec en plus Nicolas Roche qui a contrôlé les autres derrière.»

«Je trouve que ç’a été une super performance de l’équipe, a quant à lui jubilé le directeur-sport Matt Wilson. On voulait faire l’effort dans la troisième bosse de la journée et être bien positionné à ce moment-là. On a réussi à être trois dans un groupe de six, dont Marc Hirschi, Soren Kragh Anderson et Tiejs Benoot. Derrière, Nicolas Roche a été capable de suivre un autre groupe et d’essayer de les ralentir. Marc est parti et plus personne n’a réussi à le revoir. C’était un gros, gros travail d’équipe et une victoire magnifique qui vient couronner tout ça.»

Mais Hirschi n’est pas le seul à avoir porté haut les couleurs de la Suisse en ce beau jeudi de septembre. Car Sébastien Reichenbach aussi a passé la journée devant et est allé cueillir une belle 8e place. «L’étape ne s’est pas tout à fait passée comme on l’espérait. On pensait qu’un grand groupe allait partir devant et se disputer la victoire, mais non, a rembobiné le Valaisan. Le final était difficile et on s’est rapproché tout près. Il fallait être vigilant sur les coups qui sortaient et j’ai suivi un groupe qui s’est pratiquement joué la victoire. Sauf que Marc Hirschi était de toute façon intouchable… Encore une fois, surtout aujourd’hui, il roulait tellement vite! Voilà, les sensations sont bonnes et ça fait toujours plaisir de mettre le nez à l’avant et c’est bien pour la suite.»

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
6 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Mourido

11.09.2020 à 09:38

Un successeur de Hugo Koblet ?

Vianin Gérard

11.09.2020 à 09:12

Bientôt les jaloux vont sortir du bois et l'accuser d'avoir un moteur sur son vélo, comme ils l'ont fait avec son protecteur Cancellara.

mais oui

11.09.2020 à 07:51

La Suisse tient avec Marc un magnifique champion. J'espère qu'avec ces échappés à répétitions Marc va pouvoir tenir jusqu'à la fin du tour.