FUTUR: Ce sera sympa, Zurich en 2050
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FUTURCe sera sympa, Zurich en 2050

Intelligents, autonomes, décongestionnés, propres: Julius Bär a imaginé à quoi pourraient ressembler nos centres-villes du futur.

par
Renaud Michiels
La banque Julius Bär a imaginé une ville de Zurich futuriste en 2050.

La banque Julius Bär a imaginé une ville de Zurich futuriste en 2050.

DR/Julius Bär

La banque Julius Baer est partenaire de l’e-Prix, la course de Formule E qui verra les meilleurs pilotes de bolides électriques s’affronter le 10 juin à Zurich. En marge de cet événement la banque a lancé une campagne de communication intitulée «A window to the future» – une fenêtre sur l’avenir. Il s’agit d’une «vision créative» et d’un «regard optimiste» sur ce que pourraient devenir nos villes d’ici 30 ou 50 ans.

Avec l’aide du professeur de l’Institut pour la planification du trafic et des systèmes de transport de l’EPFZ Kay W. Axhausen, la banque a choisi quatre lieux iconiques de Zurich. Et les a imaginés réinventés en 2050. La ville du futur apparaît alors plus intelligente, connectée, plus verte ou sans bouchons: le trafic est apaisé, peuplé de véhicules autonomes, de drones et de robots. L’exercice a l’intérêt de susciter le débat et d’explorer des pistes pour surmonter les défis qui attendent les villes. Voici trois exemples.

Décongestionner les centres

L’Urianastrasse de Zurich aujourd'hui.

L’Urianastrasse de Zurich en 2050

Les centres-villes sont toujours plus congestionnés, avec des hordes de personnes bloquées dans des engins conçus pour aller vite mais qui ne peuvent alors même pas atteindre 50 km/h. Mais Julius Bär veut croire que les véhicules autonomes et les robots pourraient «libérer l’espace urbain» tout en rendant le trafic plus sûr. Les voitures intelligentes sont plus efficientes car elles peuvent circuler très proches l’une de l’autre. Mais la vision va plus loin: «Le concept de propriété automobile tel que nous le connaissons aujourd’hui est sur le point de changer», lit-on. Demain, on pratiquera le yoga dans des véhicules intelligents que l’on partagera avec d’autres usagers. Dans la vidéo de Zurich en 2050 ci-dessus, la banque imagine aussi un passage piéton truffé de capteurs qui changent de couleur. Quant à la femme qui le traverse, elle est suivie par un caddie robot qui trimballe ses commissions après en avoir mémorisé la liste. D’autres robots livreront de manière autonome chez l’acheteur des courses commandées en ligne.

Réinventer le transport

La gare centrale zurichoise aujourd'hui

La gare en 2050

Aujourd’hui, note Julius Bär, le transport individuel, le transport public, le transport de marchandises ou la livraison sont en concurrence. Il faut réinventer, réorganiser le système de transport. Plusieurs pistes sont avancées pour libérer de l’espace pour les cyclistes, les piétons ou encore, comme ici, pour créer une ligne propre pour de petits robots livreurs. Pour y parvenir, pourquoi ne pas enfouir le transport de marchandises, imagine la banque, citant le projet bâlois Cargo Sous Terrain. Il planche sur une Suisse parcourue de tunnels souterrains pour le fret. Ainsi que sur des solutions en sous-sol dans les cités pour approvisionner les centres. Autre espace à coloniser: les airs. Plutôt que de rendre les trams plus larges ou plus longs, pourquoi pas des rails aériens ou des téléphériques? Dans sa vision, la banque remarque d’ailleurs qu’actuellement l’espace aérien citadin est «lourdement réglementé». Il pourrait aussi être demain utilisé plus intensivement par d’autres «bestioles»: les drones. Pour transporter des personnes comme des biens.

Reverdir les cités

La Bahnhofstrasse aujourd'hui

La même en 2050

Les cités de demain doivent être plus intelligentes mais aussi plus propres et vertes, dans la vision de la banque. Aujourd’hui, les besoins croissants en routes et bâtiments se font au détriment des espaces verts. Or la verdure, c’est un air plus pur, plus frais ou encore de l’ombre. Il faudrait par exemple s’inspirer du «bosco verticale», les deux tours végétalisées inaugurées à Milan en 2013. De manière générale, est-il rappelé, les toits et façades vertes sont isolants et réduisent les besoins en chauffage ou climatisation. Et ils stockent l’eau de pluie, ce qui peut soulager le système d’égouts. Il faut aussi davantage miser sur les installations photovoltaïques sur les toits. Julius Bär parie encore sur la disparition de la propriété automobile en faveur de moyens de transport écologiques et partagés. Ce qui entraînerait une baisse des places de parcage, qui pourraient être récupérées pour créer des espaces verts. Petite touche futuriste bonus sur la vidéo ci-dessus: un drone vient de livrer un café bien chaud à un homme qui a une montre produisant un hologramme.

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