Commentaire: Ce week-end, plus dangereux que celui de Pâques...
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CommentaireCe week-end, plus dangereux que celui de Pâques...

Il fait beau et on le voit dans la rue, les gens se relâchent. Entre citoyens vigilants ou insouciants, les tensions seront au rendez-vous.

par
lematin.ch
Cette photo a été prise cette semaine à Berlin, où le beau temps a poussé les gens à former des petits groupes dans les parcs. Cela risque fort d'être le cas en Suisse ce week-end.

Cette photo a été prise cette semaine à Berlin, où le beau temps a poussé les gens à former des petits groupes dans les parcs. Cela risque fort d'être le cas en Suisse ce week-end.

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Le week-end de Pâques était celui de tous les dangers pour la propagation de l'épidémie. Les recommandations ont été fortes. Tout le monde s'est mobilisé, les conseillers fédéraux avec des vidéos, les polices cantonales, les offices de tourisme, partout le mot d'ordre a été répété des dizaines de milliers de fois: restez chez vous. Et cela a marché, les gens sont restés chez eux.

Une sorte de retour à la normale

Qu'en sera-t-il de ce week-end, qui s'annonce dans une ambiance tout aussi estivale? A première vue, la formule «Restez chez vous!» n'est plus guère évoquée. On peut presque tout faire si on se lave les mains et si on se tient à deux mètres les uns des autres. Ces deux journées risquent bien d'être problématiques avec une sorte de retour à la normale dans un espace public baigné de soleil.

Comme si tout était terminé

On le sent déjà sur les réseaux sociaux, les gens s'observent et constatent que le respect des règles perd en intensité. Beaucoup vont avoir un comportement comme si tout était terminé au presque. Avec quelque 200 nouvelles contaminations par jour (moins de dix par canton), ils peuvent se dire que la Suisse est tirée d'affaire. Lundi, on ira chez le coiffeur et à la jardinerie...

Vigilance citoyenne et insouciance

Et cette situation va aiguiser les tensions. D'un côté, la crainte d'une deuxième vague durant l'été va attiser la vigilance citoyenne de certaines personnes prêtes à dénoncer à tout-va. De l'autre, dans la rue et les parcs, l'insouciance retrouvée des badauds signifiera que la crainte d'une deuxième vague n'existe que dans l'esprit pessimiste des épidémiologues! L'évolution de l'épidémie nous réserve encore bien des surprises.

Eric Felley

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