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BienneCee-Roo fait fait vibrer musique et vidéo au cinéma

L'artiste dévoile ce vendredi 8 mars «World Music», un show inspiré par ses capsules dans «120 minutes».

par
Laurent Flückiger
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Cee-Roo investit les cinémas...

Cee-Roo investit les cinémas...

Sébastien Anex
... pour un show qui n'est ni un film ni un concert, mais les deux!

... pour un show qui n'est ni un film ni un concert, mais les deux!

Sébastien Anex
L'artiste biennois aurait de quoi roupiller, puisque contrairement à ce qu'il simule sur ce cliché, il ne dort plus beaucoup ces derniers temps.

L'artiste biennois aurait de quoi roupiller, puisque contrairement à ce qu'il simule sur ce cliché, il ne dort plus beaucoup ces derniers temps.

Sébastien Anex

Il nous épate chaque mois dans «120 minutes», sur RTS. Dans une séquence intitulée «World Music», Cee-Roo remixe avec génie l'actualité en image et en son. Dès ce vendredi soir à Bienne, où son pompon est très populaire, l'artiste transpose son concept sur grand écran dans une salle de cinéma. Après une longue nuit à le tester au Rex, Cee-Roo nous parle de son show.

Cee-Roo, décrivez-nous «World Music», qui investit quelques salles obscures de Suisse romande.

Je reprends des sons d'actualité ou du quotidien du monde entier et je les mets ensemble pour créer des bandes-sons originales et par la même occasion des montages vidéo. L'aventure a commencé il y a un an: j'ai reçu une bourse pour passer six mois à Bruxelles et c'est là que m'est venue l'idée de faire du concept «World Music» un spectacle. J'ai pensé aux salles de cinéma pour toucher un large public et pour avoir l'équipement approprié à ce que j'avais envie de faire.

Quelles images verrons-nous?

Il y en a beaucoup, de tous les styles que j'ai reçues de gens des quatre coins du globe et avec qui je suis entré en contact via Internet, mes propres images, des images d'actualité, libres de droit ou d'archives. Il y a de tout, ça se détache du concept de base. J'essaie de raconter une histoire en une heure, qui laisse beaucoup de champ à l'interprétation.

Quelle histoire?

C'est le monde de tous les jours, avec ses bons et ses mauvais côtés.

Choisissez-vous un extrait d'après le son ou d'après l'image?

D'après les deux, idéalement. Parfois, le son est tellement incroyable que même si l'image n'est pas hors du commun je l'intègre quand même. Et vice et versa.

«World Music», c'est du live?

Il y a des choses préparées, du live et une part d'improvisation, ça mélange concert, théâtre et film. Moi-même, je ne sais pas quel domaine prendra le dessus. (Rires.) J'ai des contrôleurs qui permettent de démarrer des séquences et de les arrêter. Avec, je peux aussi composer comme si c'était un piano, sauf que je lance autant de la vidéo que de l'image.

Votre séquence dans «26 minutes» et désormais «120 minutes» vous demande-t-elle beaucoup de travail?

Je suis de mieux en mieux rôdé. Aujourd'hui, j'arrive à imaginer des fresques musicales en regardant des news. Par contre, c'est la recherche de sources sur Internet qui continue à prendre du temps. J'essaie d'éplucher le Web, de ne rien manquer pour trouver la pépite qui est musicalement et visuellement cool.

Votre choix d'images est-il connoté politiquement?

En y mettant ma musique, mon ressenti est imprimé sur les images. Mais ma condition numéro un est de rester le plus neutre possible politiquement. Je ne suis pas quelqu'un d'engagé et ce qui est intéressant avec ce projet c'est que chacun peut l'interpréter à sa manière.

Un peu comme «No Comment» sur Euronews.

Oui, d'ailleurs je prends pas mal d'images de «No Comment». On n'a plus l'habitude de voir des images sans explication. Mais on est aussi là pour rêver sans qu'on nous serve tout sur un plateau!

Comment vous est venue cette idée?

Je pense que ça m'est venu de ma passion qui est autant pour la musique que la vidéo. J'ai toujours cherché un moyen de combiner les deux de manière efficace et intéressante.

Sa capsule «World Music» de février 2019 dans «120 minutes»

Expliquez-nous votre look, désormais indissociable de Cee-Roo.

Le bonnet, les lunettes, le pull, ce sont différents éléments mis ensemble et qui ont forgé le personnage. Je peux difficilement m'en séparer aujourd'hui. Pour ce spectacle, j'ai d'ailleurs imaginé changer de look. Parce que jusqu'à présent je faisais quelque chose de plus dansant, de deuxième degré. Mais l'avantage du personnage est qu'il permet tout, notamment de diffuser de la légèreté dans les moments plus lourds.

À Bienne, tout le monde connaît Cee-Roo?

C'est vrai qu'il y a une petite notoriété qui s'est forgée. J'ai fait des shows depuis mon balcon, j'essaie de faire des choses différentes, de chercher le klein aber fein, petit mais costaud. Les gens savent que chaque fois qu'ils reviennent me voir il y aura une surprise en plus et moi ça me fout la pression, une bonne pression.

Les deux dates à Bienne sont complètes. Vous irez aussi à Fribourg et à Neuchâtel. Et après?

J'aimerais laisser le spectacle grandir par lui-même et que les gens ou les cinémas intéressés me contactent. «World Music» commence à faire un peu parler: il y aura une date à Bruxelles, une sans doute à Paris, Lisbonne, Lugano, Zurich.

Pour l'instant, quatre dates sont annoncées: les 8 (complet) et 15 mars au cinéma Rex de Bienne, le 30 mars au Rex de Fribourg et le 6 avril au cinéma des Arcades de Neuchâtel. Infos: www.ceeroo.ch

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