Football: Celestini: «J'ai préféré perdre 7-2 à YB»
Publié

FootballCelestini: «J'ai préféré perdre 7-2 à YB»

L'entraîneur du Lausanne-Sport n'a pas du tout aimé la suffisance de son équipe, logiquement battue à Thoune samedi soir (0-1). «Avec cet état d'esprit, on ne gagnera rien», a-t- il tonné.

par
Mathieu Aeschmann
Thoune
Fabio Celestini n'a pas apprécié l'état d'esprit de ses joueurs face à Thoune.

Fabio Celestini n'a pas apprécié l'état d'esprit de ses joueurs face à Thoune.

Keystone

Arrivé dans l'Oberland en dauphin flamboyant, Lausanne-Sport a sans doute réalisé sa première vraie contre-performance de la saison sur le gazon synthétique de la Stockhorn Arena.

Si le néo-promu a évidemment le droit de faiblir, c'est le symptôme principal de sa faillite collective qui a surpris. «Il y a eu un peu de suffisance, reconnaissait Jérémy Manière en mettant le doigt pile où ça fait mal. On a sans doute cru que l'on pouvait venir ici et que jouer notre football à 95% suffirait. Thoune avait plus e rage que nous. Il ne faut pas que l'on se prenne pour des autres.»

Quelques minutes plus tard, Fabio Celestini insistait encore un peu plus en conférence de presse sur les lacunes de son équipe. «Il n'y a presque rien à dire tant il n'y a rien à garder de ce match. Thoune était supérieur dans l'intensité, l'agressivité, les idées. Ils ont joué pour nous faire mal, pour attaquer notre but. Tout le contraire du LS. On a fait illusion dix minutes en se passant la balle. Mais il n'y avait ni animation, ni mouvement, ni dézonage. Et au décompte des occasions, je ne trouve que le penalty de notre côté (Faivre détourne le plat du pied de Torres) alors que Thoune aurait pu inscrire trois ou quatre buts de plus.»

Custodio, Monteiro et Manière suspendus contre Sion

«Est-ce l'effet d'une malédiction bernoise?», interroge un confrère en référence à la lourde défaite des Vaudois au Stade de Suisse contre YB (7-2, le 20 août). «Ces deux matches n'ont rien à voir. Je préfère cent fois la façon dont on a perdu à Berne, même si l'ampleur du score a fait beaucoup parler. Contre YB, mon équipe avait magnifiquement joué durant 35 minutes et, même à 5-2, elle a continué à attaquer. Au point de presque retourner le match. Ce soir, on jouait à 0-0 comme une équipe qui se demande quand elle va concéder l'ouverture du score.»

Mais alors comment le technicien vaudois explique-t- il ce non-match ? L'avalanche de compliments qui se sont abattus – à raison – sur le club aurait-elle pu un peu estourbir ses ouailles ? «Peut-être, je ne sais pas. Moi je suis entraîneur et je sais juste une chose: peu importe la technique ou la tactique, avec un tel état d'esprit, on ne réussit rien. Et on ne gagne rien. Les raisons de ce recul ? Ils en ont sûrement des bonnes mais cela m'est égal. La réalité est très simple : on est le néo-promu et on doit avoir envie de mourir sur le terrain pour nous sauver le plus vite possible.»

Voilà un message clair pour une mission limpide. Dimanche prochain contre Sion, le LS devra comme préalable retrouver un supplément d'envie. Il ne sera d'ailleurs pas de trop pour compenser les absences de Custodio, Monteiro et Manière, tous suspendus pour le derby. Tel était l'autre goût amer laissé par ce triste samedi soir dans l'Oberland.

Votre opinion