Football: Celestini: «On ne peut pas commencer nos matches à 0-2»

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FootballCelestini: «On ne peut pas commencer nos matches à 0-2»

Après la leçon de football reçue par Lausanne face au FC Saint-Gall (1-4), Fabio Celestini ne s'explique pas la peur qui a saisi son équipe et empêché ses joueurs de s'exprimer. Désormais que faire?

par
N.Jr
Fabio Celestini ne s'explique pas la peur qui a saisi son équipe contre Saint-Gall.

Fabio Celestini ne s'explique pas la peur qui a saisi son équipe contre Saint-Gall.

LAFARGUE

Avec un seul point obtenu en 2018 (soit un nul et quatre revers) sur un total théorique de quinze, Lausanne présente cette année une moyenne de relégué.

Le club vaudois n'est bien bien sûr pas en Challenge League ce dimanche matin ni même lanterne rouge mais le parcours qu'il présente depuis la reprise ne cesse de le faire dégringoler au classement.

Le club vaudois est aujourd'hui tombé au 8e rang et il pourrait même se retrouver à deux points de la place de cancre du championnat si Sion l'emportait cet après-midi à Tourbillon contre Thoune dans le choc des mal-classés.

Voilà qui est très loin de correspondre aux ambitions élevées d'Ineos, son nouveau propriétaire dont la patience a aussi des limites. Dans le même temps, Saint-Gall, fêtant à la Pontaise une quatrième victoire consécutive, n'en a pas terminé de sa cavalcade désormais européenne, lui qui ne précédait pourtant Lausanne que de deux points à la pause hivernale.

Nouveau faux départ

Le nouveau couac du LS sanctionne un grand écart désormais irrémédiable pour deux formations qui ne regardent plus dans la même direction. «J'aimerais voir de vrais matches, mais comme ça, ce n'est pas possible, se bornait à relever hier Fabio Celestini, ne sachant trop quoi faire pour inverser la tendance après une telle désillusion. Que peut-on regarder quand il n'y a rien à analyser? On ne peut pas chaque fois commencer nos matches quand on perd 0-2. Cette équipe ne peut pas se permettre de faire ça, c'est trop dur de ramer à contre courant. D'ailleurs, on ne commence même pas nos matches. La saison dernière, on était pénalisé par les buts que l'on prenait dans les arrêts de jeu. La grande nouveauté, ce sont ses buts encaissés dès les premières minutes.»

Hier soir, c'est la fragilité mentale du LS qui, ajoutée à des erreurs individuelles impardonnables à ce niveau, l'ont condamné à courir en vain après le score. «Chaque fois que notre adversaire tire au but, constate son entraîneur, il marque. Si on ne fait pas les choses bien, on perd. Il faut comprendre que l'on est en Super League.»

Apparemment, ce message pourtant évident, tout le monde ne l'a pas encore saisi du côté des Plaines-du-Loup où la peur s'est désormais invitée. «Mais on ne peut pas avoir peur en mars ni même en avril, reprend son coach. Car si les joueurs ont peur maintenant, ce sera quoi au mois de mai? Il n'y a pas de panique à avoir. Or j'ai vu ce soir (hier) des joueurs qui avaient la peur au ventre, qui n'étaient pas libérés et qui mettaient le frein à main. Ce n'est pas la bonne voie.»

Il manque sans doute un vrai déclic à ce LS ne parvenant plus à exprimer son potentiel. «Les gars sont vraiment super. C'est le meilleur groupe que j'ai jamais eu ici à Lausanne. Mais cela n'en fait pas encore la meilleure équipe.»

En attendant, il y a urgence à réagir, pas plus tard que mercredi pour la venue du FC Bâle dans un match à rattraper. Faute de quoi, la situation pourrait vite devenir désespérée. Et la crise durablement s'installer.

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