Actualisé 21.02.2020 à 14:56

Certains veulent réhabiliter le pitbull et ses frères

Valais

Interdits depuis une quinzaine d'années en Valais, les chiens de combat semblent manquer à une catégorie de propriétaires. Une initiative est en cours pour lever leur interdiction.

par
lematin.ch
En Valais, certains propriétaires aimeraient pouvoir tenir un pitbull au bout de leur laisse. Mais pour l'instant, la loi est stricte. C'est non.

En Valais, certains propriétaires aimeraient pouvoir tenir un pitbull au bout de leur laisse. Mais pour l'instant, la loi est stricte. C'est non.

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Quel est le point commun entre ces races: le pitbull terrier, l'american staffordshire terrier, le staffordshire bullterrier, le bullterrier, le dobermann, le dogue argentin, le fila brasileiro, le rottweiler, le mastiff, le mâtin espagnol, le mâtin napolitain et le tosa ? Ils sont tous interdits en Valais depuis le 1er janvier 2006.

Une décision de Thomas Burgener

C'est le conseiller d'Etat Thomas Burgener, à l'époque en charge de la Santé, qui avait fait interdire ces races à la suite de divers accidents en Suisse. Cette décision a toujours été contestée par certains milieux, qui portent une affection particulière à ce genre de molosses et qui considèrent qu'en réalité la race la plus dangereuse, c'est l'homme. Et en particulier l'homme qui est derrière le chien, quel que soit le chien.

Initiative lancée

A plusieurs reprises des tentatives ont été faites pour que ces races mythiques sortent de cette liste noire, sans succès. «Le Nouvelliste» nous apprend vendredi qu'une nouvelle initative cantonale a été lancée par un groupe privé soutenu par l'Association valaisanne pour le respect du chien. «L'agressivité du chien ne dépend pas de sa race, mais du comportement de l'humain avec lui», estime une des initiantes.

Pas de loi fédérale

Au début des années 2000, plusieurs agressions avaient défrayé la chronique et le Parlement fédéral avait été saisi de propositions pour interdire les pitbulls, puis pour créer une loi fédérale sur les chiens. Mais après bien des débats, le projet a capoté en 2005. Le Conseil fédéral n'y était pas favorable estimant «qu'il appartenait aux cantons de prendre des mesures de protection de la population contre les chiens dangereux et qu'il ne souhaitait pas modifier cette répartition des compétences.»

Ainsi, certains cantons ont établi des listes de chiens interdits. Et à Berne, le sujet n'est plus revenu sur la table.

E. F.

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