Food Truck Festival: Ces camions-là sentent bon
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Food Truck FestivalCes camions-là sentent bon

Malgré la volonté du Grand Conseil de réglementer la profession, la 2e édition de la foire culinaire en plein air a été inaugurée en grande pompe, hier à Lausanne.

par
Sarah Zeines
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Veronica Ricevuti, rayonnante devant son triporteur.

Veronica Ricevuti, rayonnante devant son triporteur.

Jean-Guy Python
Chez les Jaquier, la nourriture est une affaire de famille: père et fils ont des formations de restaurateur.

Chez les Jaquier, la nourriture est une affaire de famille: père et fils ont des formations de restaurateur.

Jean-Guy Python
Séverin Bavarel et Raphaël Roussel ont voyagé avant de lancer leur fourgon tex-mex, au menu hétéroclite.

Séverin Bavarel et Raphaël Roussel ont voyagé avant de lancer leur fourgon tex-mex, au menu hétéroclite.

Jean-Guy Python

C'était l'embouteillage, hier, à la 2e édition du Food Truck Festival de Lausanne. Rassemblés entre les places de la Riponne et de la Palud, une quarantaine de camions alimentaires ont servi des clients venus en nombre. Contrairement à l'année passée, la profession subit des contraintes: 500 francs pour parquer son véhicule et des discussions en cours au Grand Conseil vaudois, qui doit déterminer si la profession doit se soumettre ou non à de nouvelles normes. A commencer par l'obtention d'une patente. Des contraintes qui ne diminuent pas la motivation de ces restaurateurs mobiles. Tour d'horizon des roulottes à ne pas rater.

EMPANADAS EL GAUCHO

La tradition culinaire argentine à la sauce locale: voilà l'objectif de Veronica Ricevuti, patronne du triporteur. «Je suis graphiste, mais j'ai passé une période au chômage, raconte la quadragénaire, arrivée en Suisse il y a 11 ans. Du coup, j'ai décidé de monter ce business, grâce à des recettes de famille préparées avec des ingrédients suisses.» La tenancière serait par ailleurs favorable à la mise en place de nouvelles règles: «C'est avant tout pour la tranquillité des clients», relève-t-elle.

EL GRINGO

Tout a commencé par une histoire de famille. «Ma mère a vécu au Mexique, raconte William Jaquier, propriétaire de cette camionnette à succès. J'ai grandi en mangeant des burritos.» Puis les bons souvenirs de jeunesse se sont progressivement transformés en business plan: «Nous sommes tous des professionnels de la restauration, assure son père, David Jaquier, aussi patron d'un food truck à pizzas. C'est aussi pour cette raison que nous sommes contents des nouvelles règles en discussion.»

BROOKLYN KITCHEN

Ils n'ont rien de vrais New-Yorkais, mais leur menu l'est. «Comme nous sommes des fans absolus de Brooklyn, nous avons choisi ce nom, ainsi que notre menu d'inspiration tex-mex», racontent les patrons, Séverin Bavarel et Raphaël Roussel. Leur caravane Airstream, dénichée aux Etats-Unis, vaut déjà le détour. «Nous l'avons totalement retapée», racontent fièrement les cofondateurs. Et de préciser: «S'il faut une patente pour continuer, nous suivrons les cours.»

GREEN VAN COMPANY

C'est the place to be pour les adeptes de hamburgers gourmands. «Nous faisons une sauce barbecue au whisky ou encore des oignons crispy, souligne le chef, Luca Arzenton. Nous misons tout sur l'originalité et les produits travaillés.» Déjà détenteur d'une formation de restaurateur, l'homme ne se soucie pas des changements en cours: «C'est une bonne chose pour la crédibilité du marché», assure-t-il.

LA GAMME L

Sans doute le camion le plus «terroir» de cette édition, ce food truck a une carte à faire saliver. «Cette affaire est l'aboutissement d'un rêve de gosse, raconte Lorraine Fragnière, qui gère les lieux. Je travaille notamment avec mes parents, qui sont éleveurs de bétail.» Du steak tartare au gâteau au fromage, quasi tous les produits viennent de Bofflens (VD). Des critères de fabrication stricts, qui s'adapteraient parfaitement à d'éventuelles nouvelles normes: «Le monde de la restauration se conforme aux règles, donc pourquoi pas nous?» questionne-t-elle.

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