19.11.2020 à 06:50

TestsCes jeux qui font briller le c… des nouvelles consoles

«Spider Man – Miles Morales», «Demon’s Souls», «Astro’s Playroom», «Gears 5», «Forza Horizon 4»… Il y en a pour toutes les chapelles.

par
Jean-Charles Canet
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La PS5 d’une part…

La PS5 d’une part…

DR
La Xbox Series X de l’autre.

La Xbox Series X de l’autre.

La Xbox Series S, aussi.

La Xbox Series S, aussi.

DR

Vous avez réussi à réserver dans les temps votre nouvelle PS5 ou Xbox Series X ou S? Bravo, vous devriez l’avoir reçu si c’est une Xbox, elle devrait arriver jeudi (19 novembre) si c’est une PS5. Avec ces nouveaux joujoux viennent les promesses d’un franchissement d’un gué technologique largement supérieur à ce qui s’était produit lors du précédent renouvellement générationnel. C’était en 2013, lors du passage de la PS3 à la PS4 et de la Xbox 360 à la Xbox One: vitesse de chargement de jeux, puissance de calculs, gestion des reflets et des effets lumineux calculés de façon matérielle, définition 4K à haute fréquence (60 Hz voire plus si votre écran le permet). Mais si vous voulez voir par les jeux comment le gaming est chamboulé, voici ceux qui, selon nous, font du bon travail.

«Spider-Man – Miles Morales» (PS4 – PS5)

Spider-Man accompagne sa petite amie à l’étranger et laisse à son apprenti Miles, doté des mêmes pouvoirs (et même un peu plus), le soin de gérer New York en son absence. Pas tout à fait dégrossi, le jeune homme va faire plus que son mieux. Techniquement superbe, assez bancal côté scénario et parfois lourd côté gameplay, la version PS5 de ce blockbuster vidéoludique met particulièrement en valeur la vitesse du SSD (le support ultrarapide sur lequel est installé le jeu), la définition 4K et la gestion des reflets par le truchement du «ray tracing». Mais si l’on veut profiter du mode graphique le plus complet, il faut accepter d’en rester à une fluidité plafonnée à 30 images par seconde. Et si on préfère la fluidité du mode 60 images par seconde, il faut sacrifier quelques effets. On aurait préféré avoir le beurre et l’argent du beurre pour un jeu qui est indéniablement une des vitrines du nouveau système.

Astro’s Playroom (PS5)

Pré-installé sur toutes les PS5, «Astro’s Playroom» a pour vocation d’être l’ambassadeur des fonctionnalités uniques de la nouvelle manette DualSense: le micro, le pavé tactile, les vibrations et le retour haptique des gâchettes en particulier. Ce jeu de plateforme avec un personnage atrocement sympathique remplit parfaitement son office. C’est aussi une démonstration pour la définition (4K), la fluidité (60 images par seconde) et la gestion de la lumière (ray tracing très subtil). C’est enfin et surtout aussi un excellent jeu complet à la Mario. Son seul problème (qui n’en est pas un, sauf pour Sony) c’est qu’il éclipse «Sackboy – Une grande aventure», un autre jeu de plateforme, atrocement sympathique aussi, mais payant plein pot.

Demon’s Souls (PS5)

Bon d’accord on l’a dit, «Demon’s Souls» n’est que le remake d’un jeu japonais PS3 de From Software qui a pondu plein d’autres «Souls» depuis. Oui mais quelle refonte! Le genre à beau ne pas être notre tasse de thé, on reste estomaqué par le replâtrage numérique du bousin sur PS5.

Assassin’s Creed – Valhalla (PS et Xbox)

Après «Origins en Égypte et «Odyssey» dans la Grèce antique, voici les aventures d’Eivor, un fier viking (ou une, on peut choisir son sexe) venu voir si par hasard l’herbe ne serait un peu plus verte dans une Grande-Bretagne en plein âge sombre. «Assassin’s Creed – Valhalla», débute en fanfare sous la neige avec une des meilleures introductions de toute la série Assassin’s. On a eu un peu de mal à entrer dans la partie Grande-Bretagne (avec son campement à faire prospérer, ses pillages de village et ses alliances à nouer) mais maintenant, à la faveur de la découverte de passages qui font sortir de la routine, nous nageons en pleine euphorie ludique. Sur PS5 et Xbox Series X, Valhalla brille dans une combinaison 4K-HDR-60 images par seconde mais sans ray tracing. Le jeu est magnifique mais perclus des bugs propres aux jeux à monde ouvert qui affectent plus particulièrement les productions Ubisoft. On redoute également le ventre mou qui, dans «Odyssey», nous a fait quitter le navire prématurément, en espérant que cela ne se reproduira pas. Mais jusqu’ici, tout va bien.

«Watch Dogs – Legion» (PS et Xbox)

Malgré ses défauts, on a adoré parcourir les rues de Londres en «État d’urgence» dans la peau de ses habitants (lire critique ici) techno résistants. Et c’est non avec une certaine satisfaction que nous avons découvert les améliorations réservées aux consoles «next-gen», le ray tracing en particulier: les reflets désormais complexes et détaillés dans les vitrines des magasins et dans les flaques d’eau (il pleut beaucoup à Londres, le saviez-vous?) font indéniablement leur petit effet.

«Gears 5» (Xbox – Windows)

Grosse et lourde franchise de science-fiction exclusive à l’écurie Microsoft, les «Gears of War» ont toujours été tape- à-l’œil. «Gears 5» pousse tous les curseurs au maximum, en particulier depuis l’apparition des textures 4K remaniées et de tous les raffinements calibrés pour la nouvelle Xbox Series X. Cela ne rend pas le jeu plus raffiné pour autant mais plus spectaculaire, c’est sûr.

«Forza Horizon 4» (Xbox – Windows)

Le jeu de bolides à monde ouvert le plus authentiquement amusant toutes plateformes confondues s’est étoffé avec les mois de nouvelles activités et d’univers parallèles qui font qu’on n’en a toujours pas fait le tour. Et c’est tant mieux. Ah, les reflets sur les capots de nos bolides à 6o images par seconde des versions Series X et S! Et ce n’est pas un «freeze» qui surgit tous les tremblements de terre qui contrariera notre enthousiasme.

«Halo – La collection le Major» (Xbox-Windows)

Pour cette dernière entrée des «viennent ensuite» Xbox, on a longuement hésité entre «Sea of Thieves», jeu de pirates en équipage aux graphismes stylisés et la compilation des jeux «Halo» de 2001 à nos jours. C’est cette dernière qui l’a emporté (de peu) tant les efforts qui font que l’ensemble est bien supérieur à la somme de ses parties méritent d’être relevé. En particulier pour le mode multijoueur, passé du statut de catastrophe industrielle au lancement de la collection à celui de chef-d’œuvre d’intégration et d’optimisation au terme de longs mois d’entretien et de travaux de réparation. Voilà pourquoi les tout récents raffinements, bénéfiques autant aux versions Windows que consoles, font office de «Series» sur le gâteau (ok, on sort).

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5 commentaires
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Déçu

20.11.2020 à 11:53

La langue française serait-elle devenue si pauvre qu'on est obligé d'utiliser des titres pareils dans l'un des journaux les plus lu de Suisse romande?

LNAHO

20.11.2020 à 10:36

Avec tous ces jeux sur le marché, c'est l'abrutissement programmé. Bonne manipulation pour nous rendre encore plus dépendants de la technologie et nous éloigner de la réalité. Bientôt la jeunesse deviendra une génération zombie.

Claude

19.11.2020 à 10:37

juste une question, ces jeux sont aussi en francais ?