Offshore: Ces Suisses évoqués dans les Paradise Papers

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OffshoreCes Suisses évoqués dans les Paradise Papers

Le scandale des Paradise Papers met en lumière les activités de certaines personnalités vivant en Suisse. Petit tour d'horizon.

par
Pascal Schmuck
Zurich
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Les 28 ministres des Finances de l'Union européenne se réunissent mardi à Bruxelles dans l'espoir de se doter d'une liste noire d'environ 20 noms de paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. C'est une première pour l'UE. (Mardi 5 décembre 2017)

Les 28 ministres des Finances de l'Union européenne se réunissent mardi à Bruxelles dans l'espoir de se doter d'une liste noire d'environ 20 noms de paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières. C'est une première pour l'UE. (Mardi 5 décembre 2017)

Keystone
Né à Fribourg en 1967, cet entrepreneur suisse figure en bonne place dans les Paradise Papers pour ses affaires en Angola.

Né à Fribourg en 1967, cet entrepreneur suisse figure en bonne place dans les Paradise Papers pour ses affaires en Angola.

WikiCommons/CC BY-SA 4.0/Mdpc
L'actuelle présidente des CFF est citée dans les Paradise Papers. Lorsqu'elle était encore vice-présidente de l'ex-régie fédérale, elle siégeait au conseil d'administration de Capoinvest Limited, une société basée aux îles Vierges et contrôlée par Jean-Claude Bastos. Elle en a démissionné depuis.

L'actuelle présidente des CFF est citée dans les Paradise Papers. Lorsqu'elle était encore vice-présidente de l'ex-régie fédérale, elle siégeait au conseil d'administration de Capoinvest Limited, une société basée aux îles Vierges et contrôlée par Jean-Claude Bastos. Elle en a démissionné depuis.

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Les Paradise Papers reviennent sur l'implication de plusieurs personnalités suisses ou vivant en Suisse dans des affaires en Afrique.

  • Jean-Claude Bastos. Ce Fribourgeois de 50 ans, basé à Zoug, n'est pas le plus connu mais il gère le fonds souverain angolais doté de cinq milliards de dollars. C'est un proche de José Filomeno dos Santos, le fils de l'ex-président angolais et également directeur du fonds. A la tête de sa société Quantum Global, il a reçu plus de 120 millions de dollars en paiement de ses prestations de conseils.

  • Monika Ribar. L'actuelle présidente des CFF a rejoint en mai 2015 le conseil d'administration de Capoinvest Limited, une société basée aux îles Vierges et contrôlée par Jean-Claude Bastos. Cette entreprise a obtenu par décret présidentiel le droit d'exploiter durant 30 ans le futur port de Porto do Caio, un port en eau profonde qui devrait voir le jour début 2019 au large de l'enclave de Cabinda. Celle qui était à l'époque vice-présidente des CFF a été rémunérée à raison de 100'000 dollars par an en tant que «Platinum Member», selon un mail de février 2016 figurant dans les Paradise Papers. Elle a démissionné de son poste avec sa nomination à la présidence des CFF.

  • Ruth Metzler. L'ancienne conseillère fédérale siège depuis plusieurs années au conseil consultatif du fonds Quantum Global, qui appartient à 95% à Jean-Claude Bastos. Elle s'y occupe de «questions réglementaires et de gouvernance», a-t-elle précisé.

  • Walter Fust. L'ancien patron de la Direction du développement et de la coopération (DDC) est également en lien avec Jean-Claude Bastos. Tous deux ont créé en 2012 une société de conseils pour les projets de développement. Walter Fust est également président de la Fondation africaine pour l'innovation, basée à Zurich et fondée par Jean-Claude Bastos.

  • D'autres personnalités suisses siègent dans des sociétés de l'empire Bastos. Il s'agit notamment d'André Schneider, le directeur général de l'aéroport de Genève, d'Armin Meyer, l'ancien directeur de Kuoni, ou encore de Marcel Rohner, l'ancien président d'UBS.

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