07.11.2020 à 07:44

Basketball«C’est la saison la plus compliquée de ma carrière»

Seul rescapé chez les Lions de Genève de l’effectif de la saison passée, Mikaël Maruotto se projette sur le choc de SB League face à Fribourg Olympic samedi (17h30).

von
Jérémy Santallo
Mikaël Maruotto en février dernier à la salle du Rocher lors d’un match entre les Lions de Genève et le BBC Nyon.

Mikaël Maruotto en février dernier à la salle du Rocher lors d’un match entre les Lions de Genève et le BBC Nyon.

Pierre Albouy

L’anecdote le fait sourire. Sur la feuille de match de la finale de la SuperCup contre Olympic début octobre, Mikaël Maruotto, détenteur d’un contrat de deux ans, était le seul rescapé de l’effectif des Lions de Genève 2019-2020. Une refonte estivale née de plusieurs facteurs, selon lui. «D’abord, je pense que si tu gagnes une finale, tes dirigeants ont plus envie de te prolonger alors que l’année passée, on a tout stoppé à la mi-mars. Aussi, lorsqu’un nouvel entraîneur (Andrej Stimac) arrive, il veut amener sa patte, des hommes avec lesquels il a déjà travaillé. Et puis il y avait la volonté du club de faire revenir des joueurs qui avaient déjà porté nos couleurs. C’est pour toutes ces raisons que le groupe a tant changé.»

Demi-tour à Bellinzone

Vaincus par Fribourg il y a un mois, les Genevois, qui ont vu deux de leurs parties reportées en championnat (Lugano et Massagno), ont depuis lancé leur campagne en SB League par deux victoires contre Monthey et Boncourt. Sans que l’on en sache réellement plus sur le niveau de l’équipe. «C’est difficile à dire, le rythme est tellement saccadé. C’est la saison la plus compliquée de ma carrière, avoue le Français à la licence suisse. On n’a pas joué pendant trois semaines après la SuperCup. II n’y a qu’à regarder ce qui s’est passé samedi dernier: On arrive à Bellinzone et le match est annulé. C’est dur de se juger sur le duel contre Monthey. C’était leur premier match, ils sortaient de quarantaine et comptaient des absents. Boncourt, c’était plus serré. Mais cela reste un petit échantillon.»

«Ça fait bizarre de disputer ce choc sans notre public»

Mikaël Maruotto, joueur des Lions de Genève

Épargnés par le Covid-19 jusqu’ici, les Lions trépignent à l’idée de retrouver le grand rival Olympic samedi au Pommier. Même si ce sera dans un contexte sensiblement différent de ce qui avait été imaginé. «On devait jouer au Bout du Monde. Et ça fait bizarre de disputer ce choc sans notre public, confesse l’ailier formé à Bernex. L’engouement est là, car c’est l’une des plus belles affiches du basket suisse. Mais tant que l’on ne voit pas les deux équipes sur le parquet, avec les arbitres, et que la rencontre est lancée, ce n’est pas évident de se projeter sur le jeu. Après, tout le monde est conscient que c’est un match important. Plusieurs joueurs ont changé de camp cet été et ont à cœur de prouver qu’ils ont choisi la bonne équipe.»

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1 commentaire
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Kiki

07.11.2020 à 10:33

On s'en fout des états d'âme de ce monsieur.